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Le bataillon San Patricio dans la guerre du Mexique

Publié le par Olivier Millet

Le bataillon San Patricio dans la guerre du Mexique

Le bataillon San Patricio ou Saint-Patrick fut une unité combattant pour le Mexique mais composée entièrement de soldats non mexicains, principalement des déserteurs irlandais de l'US Army d'où le nom du bataillon. Considérés comme des traitres par les Américains, ils étaient au contraire considérés comme des héros par les Mexicains (tout est question de point de vue)


Le Mexique, catholique, proposa aux émigrés américains de confession catholique de rejoindre leurs rangs et leur cause. Les émigrés en provenance d'Irlande, catholiques, qui arrivaient aux États-Unis et qui s'engageaient dans l'US army, étaient souvent victimes de mesures discriminatoires voire de traitements vexatoires de la part de leur encadrement protestant. D'ailleurs aux États-Unis en général, les Irlandais, très nombreux, durent faire face à de tels comportements partout.

De son côté, la propagande mexicaine n’hésita pas à parler de tentative de détruire le catholicisme mexicain de la part des États-Unis afin de cimenter dans la défense de leur foi tous les gens de bonne volonté du Mexique ... ou d'ailleurs. Une certaine portion des déserteurs de l'armée américaine avaient effectivement rejoint les Mexicains pour fuir leurs conditions de vie médiocre au sein de l'US Army à cause de leur foi catholique mal perçue dans un pays à majorité protestante. La désertion était d’ailleurs un problème récurrent dans l'armée américaine. On estime à 14%, soit 2800 hommes, le nombre de déserteurs de l'US army durant toute la guerre.

Les déserteurs américains catholiques irlandais mais aussi ceux provenant d'ailleurs furent amalgamés dans un régiment : le régiment de Saint Patrick, en référence à son chef John Riley, irlandais de souche, ancien soldat de l'armée anglaise qui a déserté l'US army en avril 1846 soit un mois avant la guerre (cette petite différence lui sauvera la vie).


Le premier bataillon vit le combat à Monterrey contre les forces du général Taylor. Engagés en tant qu'unité d'artillerie ils formèrent une batterie sous les ordres de Riley et combattirent farouchement. Ils brisèrent, dit-on, deux assauts américains avant que la bataille ne s'achève sur une défaite mexicaine.

La batterie ayant montré de grandes qualités à Monterrey, ils furent versés dans l'infanterie et formèrent un bataillon à pied d'un effectif avoisinant les 800 hommes (effectif variable selon les sources). Le bataillon combattit à Cerro Gordo où l'armée mexicaine habilement tournée par Scott ne résista pas longtemps et s'enfuit, sauf les San Patricio qui connaissaient leur sort en cas de capture. Ils combattirent jusqu’à être tués ou capturés.

Ils étaient considérés comme des déserteurs et des traîtres par les Américains ; le destin attendu par tout homme du bataillon qui tomberait entre les mains des Américains au combat serait la corde.

Deux bataillons furent organisés en 1847 par Santa Anna, ces deux unités regroupaient 100 hommes chacune. L'unité fut transférée dans le secteur de Mexico à Churubusco. Une compagnie fut affectée à la défense d'un pont, renforcée par une batterie de 5 canons. Les Irlandais combattirent jusqu’à ce que les forces américaines les obligent à se replier en arrière vers un couvent. Les troupes mexicaines qui combattaient avec le bataillon San Patricio, à court de munitions, souhaitaient se rendre, mais les Irlandais, conscients de leur sort en cas de capture, abattirent le drapeau blanc ( ou son porteur ) chaque fois qu'il était hissé par leurs camarades mexicains. Complètement submergés par les Américains, les survivants de la compagnie furent capturés après un combat épique.

72 soldats furent envoyés en cour martiale le 23 août 1847 et condamnés à mort à l'exception de deux d'entre eux pour un motif de procédure et l'autre pour son état de santé mentale. La population de Mexico et des politiques locaux tentèrent de négocier pour sauver ces hommes de la mort et Scott réévalua la sentence de mort. Finalement 30 hommes furent effectivement exécutés. Leur chef, John Riley, ayant rejoint le régiment avant la guerre ne pouvait être pendu pour haute trahison ; il fut fouetté et marqué au fer rouge de la "D".

Cet épisode ne fut pas la fin des San Patricio car Mexico continua sa politique d’accueil des déserteurs et leur intégration dans l'armée mexicaine. Deux compagnies supplémentaires furent levées en 1848 et participèrent à des opérations de surveillance ou de lutte contre la guérilla indienne. Ils furent même impliqués lors des troubles qui éclatèrent à Mexico après la capitulation avant d'être dissous et la plupart de ses membres s'établirent au Mexique, ne pouvant revenir aux États-Unis ou dans leur patrie d'origine.

L'uniforme du régiment semble avoir été la tenue donnée aux gardes nationaux : une veste bleu turquin avec des revers de poitrine rouges ou bleus, le col et les manches rouges passepoilés de jaune. Certaines sources indiquent une tenue entièrement bleue avec liserés rouges comme l'artillerie puisqu'il s'agissait de leur première affectation. D'autres encore une tenue grise. Dans un Mexique désorganisé, le bataillon a certainement dû porter différentes tenues plus ou moins réglementaires en fonction de ce qu'il trouvait.

Le pantalon bleu clair était équipé d'une bande rouge sur le côté. Le shako pouvait être le modèle tronconique. Le drapeau de l'unité pourrait être de couleur verte avec une harpe ailée entourée de "shamrock" et la devise "Erin Go Bragh" "Irlande pour toujours" sur une face et un Saint Patrick avec la devise San Patricio sur l'autre ; le drapeau figuré sur la planche est hypothétique.

L’Amérique n'avait pourtant pas fini d'entendre parler des combattants irlandais. L'un des derniers et plus poignants exemples du courage de ces hommes, exilés loin de leur patrie, aura lieu dans un champ près de Fredericksburg, un certain 13 décembre 1862. Deux brigades irlandaises, l'une habillée en bleu et l'autre habillée en gris, se fusillèrent en agitant leurs drapeaux verts frappés de la harpe gaélique.

Au Mexique, encore aujourd'hui, le bataillon des San Patricio est considéré comme une unité de héros commémorée tous les ans au 12 septembre (date des exécutions des prisonniers irlandais) et le jour de la Saint Patrick.

cette oeuvre de Don Troiani montre l'attaque de Churubusco où s'illustrèrent les hommes du bataillon San Patricio (au premier plan), les hommes portent la tenue bleue de la garde nationale avec le pantalon bleu clair à bande rouge

cette oeuvre de Don Troiani montre l'attaque de Churubusco où s'illustrèrent les hommes du bataillon San Patricio (au premier plan), les hommes portent la tenue bleue de la garde nationale avec le pantalon bleu clair à bande rouge

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L'infanterie de ligne mexicaine (2)

Publié le par Olivier Millet

L'infanterie de ligne mexicaine (2)

La plupart des hommes qui composaient l'infanterie mexicaine étaient d'origine paysanne. Les professions de la classe moyenne, les prêtres, les juristes... étaient exemptées de service. La conscription, qui touchait tous les hommes valides de 18 à 40 ans, impactait essentiellement la population pauvre : les paysans (péon) , les ouvriers... Ces soldats étaient, en outre, méprisés par leurs officiers, issus des classes supérieures, et qui en temps normal côtoyaient ces hommes dans leur plantations, leurs champs, leurs haciendas. La corpulence moyenne de ces hommes était inférieure à celle des Américains et était due au régime mexicain traditionnel à base de maïs plutôt que de viande. Outre le milieu social, défavorisé, il n'était pas rare que les hommes aient des dialectes différents au sein des régiments en fonction de la région ou de la tribu indienne d'où ils venaient, même si les régiments étaient formés dans un district précis depuis la loi sur l'organisation régimentaire de mars 1839.

Cette loi stipulait la provenance pour la formation de chacun des 12 régiments de ligne par l'amalgame d'anciennes unités.

Ainsi par exemple le 4éme régiment avait été formé par les "Activos" la milice de San Luis, le 6éme régiment provenait de Mexico tandis que le 10éme du Yucatan. La solde, quand elle était versée au soldat, lui donnait 20 pesos par mois environ moins le nécessaire pour s'habiller. La paye est différente en fonction du grade bien sûr mais aussi de son corps ou compagnie d'origine, un grenadier touche 26 pesos quand un rifle en perçoit 25 et un simple fusilier 14...

Ci-dessous la liste des régiments, leur nom et leur unité ou lieu de formation d'origine

1er Regt (Morelos) formé par milice de Guadalara

2éme Regt (Hidalgo) formé à Très Villas

3éme Regt (Allende) formé par milice de Querétaro

4éme Regt (guerrero) formé par milice de San Luis Potosi

5éme Regt ( Aldama) formé par milice de Mexico

6éme Regt (Jimenez) formé par force publique de Mexico

7éme Regt (Matamoros) formé par milice de Puebla

8éme Regt (Landero) formé au Yucatan

9éme Regt (Abasolo) formé par milice de Chiapas

10éme Regt (Galeana) formé par milice du Yucatan

11éme Regt (toluca) formé par milice de Mextitlan

12éme Regt (Tlaxcala) formé par milice de Mexico

Si un homme ratait 4 fois l'appel il était considéré comme déserteur ; le taux de désertions était fort à cause des mauvais traitements et des conditions de vie difficiles ou tout simplement parce que la paie ne venait pas. Les punitions variaient en fonction du nombre de fois où le soldat désertait : paye suspendue, prison et engagement forcé de dix ans, 15 ou plus dans des garnisons de plus en plus difficiles. En temps de guerre, déserter avec son arme signifiait la plupart du temps la peine capitale. Les Américains ne furent pas mieux lotis et eurent de nombreux déserteurs, les peines étaient à peu de chose près les mêmes dans les deux camps.

Chaque régiment recevait en outre un uniforme qui lui était propre, bien que la base de la tenue soit la tunique et le pantalon bleu turquin. (voir planche). Le règlement pour la confection et l'ordonnance de ces tenues datait du 10 juillet 1839 modifié en 1840 puis 1842. Bien que le Mexique ne possédât pas de fabriques d'armes il avait tout de même de quoi confectionner des uniformes, mais les aléas de la logistique et les très grandes distances entre les centres de production et le front firent que très rapidement les hommes n'eurent plus que des tenues disparates plus ou moins en accord avec le règlement quand ce n'était pas des haillons. Le manuel d'entraînement fut remplacé en 1835, puis 1843 par un manuel mexicain écrit par un capitaine d'état-major. Enfin en 1844, un lieutenant-colonel adapta le règlement français de Pinette de 1836. Ce règlement ajoutait des formations et manœuvres donnant plus de flexibilité au combattant notamment dans le maniement de la baïonnette au travers de 22 positions basiques. La transmissions des ordres se faisait très souvent par clairon dans l'infanterie en plus des tambours et ce depuis 1825. La sonnerie la plus connue de l'armée mexicaine est "le Deguello" ; il est joué avant la bataille pour avertir l'ennemi qu'aucun quartier ne lui sera fait (tradition héritée des Espagnols qui l'ont eux-mêmes hérité des guerriers Maures).

De manière générale les recrues n'étaient pas très bien formées. Leur armement désuet et leur mauvaise poudre n'arrangeaient rien. Cette poudre utilisée était de mauvaise qualité et les soldats utilisaient des balles avec une charge supérieure à la normale pour contrer la baisse de portée. Au combat cette charge faussait la hausse du tir car les soldats tiraient trop haut à cause du recul supérieur et leurs balles sifflaient au-dessus des têtes de l'ennemi.

L'infanterie était le reflet de l'état déplorable du pays; Ses soldats étaient pauvres et mal équipés mais, Il demeure que, hormis les plus jeunes, ses hommes étaient expérimentés. Le Mexique traversant des phases politiques particulièrement instables et changeant régulièrement de gouvernement, son armée fut impliquée dans de multiples révoltes, soulèvements populaires et même des guerres. Contre le Texas en 1836, tout d'abord, où elle subit une terrible défaite à San Jacinto, puis contre la France en 1838 où elle dut affronter l'armée de Louis Phillippe venu réclamer son dû durant la guerre des "pâtisseries", puis encore une fois l'armée texane dans une guerrilla le long de la frontière où à San Antonio en 1842.

Comme le dira plus tard Ulysse Grant en parlant des soldats mexicains :

"ces hommes ont fait parfois preuve de la plus belle résistance qu'il m'ait été donné de voir chez des soldats "

L'infanterie de ligne mexicaine (2)

Les planches:

Les 11 régiments suivants sont représentés dans le règlement 1840, seul le 11éme régiment a eu un rectificatif en 1842 pour changer sa veste et son pantalon bleu turquin en tunique blanche et pantalon rouge. Le 7éme régiment est le seul à ne pas posséder de revers de poitrine.

Les shakos sont de plusieurs types et ne sont pas propres à un régiment, le modèle le plus courant était le fût tronconique de 7 pouces de haut. Les plaques de shako pouvaient également varier, le plus souvent il s'agissait d'un aigle entouré de lauriers avec le numéro du régiment en-dessous. Le plumet pouvait être un pompon rouge ou vert ou bien un plumet en hauteur plus classique.

Le numéro du régiment était brodé sur le col dans le même sens à droite et a gauche. Les baudriers étaient principalement blancs mais pouvaient être aussi noirs comme ceux de l'infanterie légère. Ces baudriers possédaient ou non une plaque de poitrine sur laquelle la plupart du temps était gravé le numéro du régiment.

Chaque soldat emportait une baïonnette et un petit sabre, une gourde en bois ou en coloquinte, une giberne en cuir noir, blanc ou marron. Le pantalon était blanc en été et bleu le reste de l'année. La tenue blanche était portée dans les zones désertiques et était plus légère. Les capotes pouvaient être grises ou bleues. Les hommes portaient aussi des bonnets de police d'inspiration française, espagnole ou américaine.

Les couleurs pour les ornements étaient : bleu ciel, chamois, cramoisi, rouge profond, blanc et vert. Il ne semble pas que les tambours aient porté une tenue particulière, les compagnies de flanc se distinguaient par le port de lacets supplémentaires sur les manches et parfois des plaques de shako, giberne et ornement de retroussis en forme de grenade ou de cor.

Le Deguello, la sinistre sonnerie mexicaine annonçant à l'ennemi qu'il n y aura pas de prisonniers

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Petite mise à jour

Publié le par Olivier Millet

Petite mise à jour

J'ai changé un peu le thème du site pour qu'il ressemble un peu plus à celui sur la guerre de 1812, les articles apparaîtront chronologiquement sur une seule colonne, l'index a fait son apparition et fonctionne comme sur le site de 1812, les batailles et évènements importants sont regroupés dans les PAGES.

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Le drapeau d'infanterie mexicain

Publié le par Olivier Millet

Le drapeau d'infanterie mexicain

A la différence des Américains, les bataillons d'infanterie mexicains n'emportaient qu'un seul drapeau au combat.

Ce drapeau reprenait les trois couleurs du drapeau national avec en plus les devises du régiment. Certains drapeaux possédaient des écharpes rouges frangées d'or sur la hampe.

Les drapeaux des unités de milice ou de gardes nationaux étaient légèrement différents en taille, dispositions et composition du symbole central, d'autres étaient tricolores mais horizontalement.

Dans le drapeau tricolore, le vert symbolise l'espoir, le blanc, l'unité de la nation après l'indépendance et le rouge, le sang versé par les héros.

L'aigle mexicain dévorant un serpent au centre rappelle l'épisode de la fondation de la capitale Aztèque Tenochtitlan. Les dieux auraient confié aux aztèques l'ordre de bâtir une cité là où ils feraient apparaître un signe. Ce signe fut un aigle dévorant un serpent, en l’occurrence la future Mexico City.

Le drapeau présenté au-dessus est celui du premier régiment d'infanterie de ligne.

Au-dessus de l'aigle se trouve la devise REPUBLICA MEXICANA

et en-dessous 1 REGTO DE LINEA

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Le régiment des voltigeurs et riflemen à pied dans la guerre du Mexique

Publié le par Olivier Millet

Le régiment des voltigeurs et riflemen à pied dans la guerre du Mexique

Autorisé en 1847 par le congrès, le régiment des voltigeurs et riflemen fut créé pour renforcer le corps expéditionnaire américain en lui apportant une unité d'infanterie légère régulière.

Le terme voltigeur fait référence aux soldats de Napoléon 1er qui opéraient en ordre dispersé (formation en tirailleur) dans les régiments d'infanterie de ligne et légers. L'influence française était grande en Amérique, de West Point à Mexico ; les exploits de la "grande armée" de Napoléon avaient fait école et les références à cette armée d'élite du début du siècle étaient nombreuses, visibles sur les uniformes mexicains et dans l'enseignement tactique prodigué à West Point.

Le régiment de voltigeurs et riflemen devait donc opérer en tirailleur pour harceler la ligne ennemie tout en protégeant la ligne amie, ses flancs, ou en reconnaissance.

L’effectif du régiment était identique à celui des autres régiments d'infanterie réguliers, soit 10 compagnies de 80 hommes chacune. Les hommes provenaient principalement de 6 états différents, 3 compagnies provenaient du Maryland, 2 de Virginie, 2 autres de Pennsylvanie, 1 du Mississippi, 1 du Kentucky et 1 de Géorgie.
Les différentes compagnies commencèrent à rejoindre les troupes sur le front Nord mexicain afin d'y recevoir le reste de leur équipement et leur armement. Les hommes du régiment devaient être équipés du fusil à percussion à canon rayé Modèle 1841 le "Windsor" ou "jager" Rifle au lieu du traditionnel mousquet 1842 ou 1835, mais ce ne fut pas toujours le cas. Dans les faits, le régiment opéra avec une certaine diversité de fusils et mousquets . Autre particularité, le régiment fut renforcé par une batterie d'artillerie plus précisément une batterie d'obusiers de montagne et de roquettes. Les obusiers étaient des modèles 1835 en bronze de 12 livres au nombre de 6, les roquettes étaient les modèles de William Hale. Utilisées à titre expérimental, elle furent tirées au combat à maintes reprises particulièrement à Vera Cruz lors du siège de 1847.


Arrivé à Puebla, le régiment s'entraîna en vue des futures opérations contre Mexico. Le 7 août 1847 le régiment partit avec le reste de l'armée dans sa marche contre la capitale mexicaine.
Le premier engagement intervint le 19 août à Contreras, où les voltigeurs et leur batterie obtinrent de bons résultats, mais les obusiers souffrirent particulièrement des tirs ennemis. Les roquettes quant à elles furent largement utilisées, plus d'une centaine en un seul engagement. Le lendemain les voltigeurs participèrent à l'attaque américaine sur Churubusco et subirent des pertes légères (8 hommes) mais les artilleurs avaient payé un plus lourd tribut dans leur engagement de la veille contre l'artillerie mexicaine ( 15 pertes ).
Le 7 septembre à Molino del Rey, ce fut au tour des voltigeurs de subir de lourdes pertes, après avoir repoussé les attaques de la cavalerie mexicaine. Sur les 341 hommes engagés, 102 furent tués, blessés ou portés disparus.


Le 13 septembre, devant les murs de la forteresse de Chapultepec, les voltigeurs reçurent le droit de mener l'attaque après la préparation d'artillerie. Les voltigeurs néanmoins restèrent dans leur formation de tirailleurs abattant les défenseurs sur les remparts mais ne montrèrent pas un grand enthousiasme à s'élancer dans une charge à découvert. La position fut capturée de vive force mais les voltigeurs avaient souffert de 52 tués et blessés. La batterie d'artillerie avait également pris part au combat pour des pertes légères. Avec la prise de la ville, les voltigeurs furent assignés aux missions de garnison ou d'escorte de convois.

Le régiment fut dissout le 25 août 1848, l'expérience acquise par le régiment fut mitigée. Les roquettes avaient prouvé leur efficacité contre des formations à cheval mais avaient montré leur cruel manque de précision. Les voltigeurs ne furent pas recrutés pour l'armée régulière en temps de paix, le combat d'infanterie légère ne devait pas appartenir à une unité spécifique hormis les cas particuliers comme les "Berdans sharpshooters" durant la guerre civile. La plupart des régiments d'infanterie de ligne adoptèrent des formations mixtes où chaque soldat devait être capable de combattre comme un tirailleur rendant inutile une unité spécifique de combattants légers, à l'exception des tireurs d'élite.

Néanmoins, le fusil rayé à percussion prouva sa redoutable efficacité tant dans la mise à feu que dans la précision du tir, faisant des voltigeurs qui en étaient équipés, de véritables "sniper", particulièrement utiles en combat urbain.

Pourtant les tactiques linéaires employées durant la guerre de sécession, suicidaires face à des armes rayées, ne disparurent pas, loin de là et furent une des causes des hécatombes des batailles de la guerre civile.

Les hommes du régiment, à la fin de la guerre, reçurent comme promis lors de leur engagement, 100 dollars et 160 acres de terre pour s'installer et peupler les nouvelles zones conquises.

A gauche un soldat d'infanterie en uniforme bleu clair et à droite un voltigeur dans la tenue grise, les voltigeurs ne portèrent jamais ces tenues qui furent perdues en mer

A gauche un soldat d'infanterie en uniforme bleu clair et à droite un voltigeur dans la tenue grise, les voltigeurs ne portèrent jamais ces tenues qui furent perdues en mer

L'uniforme:
Considéré comme une élite, le régiment aurait dû être habillé avec un uniforme particulier. La tenue devait être de même coupe que l'infanterie mais de couleur grise, les uniformes existant encore aujourd'hui montrent une tenue gris clair avec parement jaune clair mais qui étaient peut être blanc à l'origine. Le pantalon gris aussi avait une bande jaune et gris foncé pour le tenue hiver.

La casquette de l'infanterie M1839, bleu foncé, était également prévue, mais le chargement de ces nouvelles tenues n'arriva pas jusqu'au régiment car il fut perdu en mer lors de la traversée. Début janvier 1848, la nouvelle tenue grise n'était toujours pas parvenue aux troupes qui en attendant ont porté l'uniforme de l'infanterie classique. Il est fort possible qu'une tenue bleue particulière ait été donnée au régiment par la suite peut-être un uniforme bleu foncé comme celui des fusiliers montés mais sans lacets jaunes. A ce jour on ignore l'uniforme réel qui fut porté par le régiment vers la fin de la guerre sur le terrain mexicain.

Cet uniforme de voltigeur conservé au Smithonian de Whasington, s'il est bien l'uniforme prévu pour le régiment, il ne fut jamais porté par celui-ci.

Cet uniforme de voltigeur conservé au Smithonian de Whasington, s'il est bien l'uniforme prévu pour le régiment, il ne fut jamais porté par celui-ci.

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Les drapeaux de l'US Infantry

Publié le par Olivier Millet

Chaque régiment depuis 1812 emmenait deux drapeaux au combat :

le national flag ou drapeau national présente un aigle américain sur fond bleu avec un ensemble étoilés au-dessus

Le regimental flag était simplement de couleur fauve, blanche ou jaune avec le numéro du régiment dans une frise bleu et or ou bleu et argent.

En 1841 le national flag ne fut plus l'aigle sur fond bleu mais le drapeau des États-Unis et le "star and stripes" fit son entrée sur le champ de bataille. Mesurant 6 pieds de haut sur 6 pieds 6 pouces de long.

Le canton bleu regroupait 28 étoiles couleur argent regroupées en 3 groupes horizontaux de 6 étoiles et deux groupes de 5 étoiles. Le numéro du régiment, écrit en toutes lettres couleur argent, mais parfois or, était présent sur la 7ème bande (rouge). Depuis 1834 les drapeaux sont frangés d'or ou plus rarement d'argent. Les noms des batailles et faits d'armes auxquels le régiment a participé seront inscrits par la suite tout autour du numéro du régiment.

Depuis 1841, le regimental flag ou regimental colour comportait un aigle américain sur fond bleu. L'aigle tient dans sa serre droite un faisceau de flèches (symbole de la force militaire) et dans la gauche un rameau d'olivier (symbole de paix). Il tient dans son bec la devise sur fond rouge et frangée d'or : E pluribus unum que l'on peut traduire par "un à partir de plusieurs"

Au-dessus de l'aigle se trouvent 26 étoiles à 5 branches de couleur or, sous l'aigle se trouve l'habituelle frise rouge surlignée d'or avec le numéro du régiment écrit en toutes lettres.

Depuis 1834 les drapeaux sont pourvus de franges or ou argent tout autour.

L'artillerie et la cavalerie possèdent également des drapeaux et fanions.

Les unités de volontaires ont des drapeaux particuliers et ne se conforment pas aux schémas de ceux de l'US Army.

Le national flag, la célèbre bannière étoilée fait son apparition sur le champ de bataille, le numéro du régiment est inscrit en argent sur la 7ème bande, ici le drapeau du 10ème régiment d'infanterie

Le national flag, la célèbre bannière étoilée fait son apparition sur le champ de bataille, le numéro du régiment est inscrit en argent sur la 7ème bande, ici le drapeau du 10ème régiment d'infanterie

le drapeau régimentaire reprend le design de l'ancien national flag de 1812, le nombre d'étoiles a augmenté avec le nombre d'états et la frise est plus élaborée

le drapeau régimentaire reprend le design de l'ancien national flag de 1812, le nombre d'étoiles a augmenté avec le nombre d'états et la frise est plus élaborée

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Les uniformes de la campagne des 100 jours

Publié le par Olivier Millet

Les uniformes de la campagne des 100 jours

Le site de M Alexis Cabaret sur la campagne de Belgique et la terrible bataille de Waterloo.

C'est grâce aux planches de M Cabaret que j'ai pu fournir celles que je propose sur les sites de 1812 et 1846.

Le travail faramineux d'Alexis vous détaillera l'ensemble des uniformes portés par les combattants alliés, Français et Prussiens de cette campagne. L'organisation, les tenues, les chaînes de commandement sont détaillées à l’extrême faisant de ce site une référence absolue en la matière et un travail unique en son genre. Un "must" pour tout amateur d'histoire et d'uniforme.

Attention ce site est dangereux pour la santé de votre imprimante couleur tant le nombre de planches présentées est énorme.

http://centjours.mont-saint-jean.com/

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L'infanterie de ligne mexicaine en 1846 (1)

Publié le par Olivier Millet

L'infanterie de ligne mexicaine en 1846 (1)

L'infanterie de ligne de l'armée Mexicaine, au début de l'année 1846, aligne 12 régiments d'infanterie de ligne.

Chaque régiment comprend 2 bataillons de 8 compagnies chacun. Un colonel commande le régiment ; il peut s'appuyer sur un état major comprenant un lieutenant-colonel, un commandant, deux seconds-adjudants, deux lieutenants, deux enseignes sous-lieutenants, deux chirurgiens, deux aumôniers, un tambour-major et un cornet-caporal, deux armuriers et deux caporaux sapeurs avec 16 sapeurs. Il y avait également un second sergent fourrier et un caporal officiant comme forgeron.

Chaque bataillon possédait six compagnies du centre, une compagnie de grenadier et une compagnie de rifle. Chaque compagnie comprenait un capitaine, un lieutenant, deux sous-lieutenants, un premier et un second sergent, 9 caporaux et 80 soldats et un tambour. La compagnie de rifle comprenait 4 cornets en plus mais pas de tambours.

Les hommes des compagnies du centre et la compagnie de grenadier étaient armés d'un mousquet Brown Bess indian pattern ou Long Land pattern ( http://history-uniforms.over-blog.com/article-le-mousquet-brown-bess-dans-la-guerre-de-1812-97039609.html )

les rifles étaient armés de la carabine Baker ( voir http://history-uniforms.over-blog.com/article-la-carabine-baker-95884260.htmlhttp:// ) qui avait fait ses preuves 35 ans plus tôt.

Les hommes portaient également un sabre baïonnette copié sur le principe du sabre briquet des soldats français. Les officiers étaient armés uniquement d'un sabre de facture et d'inspiration variable en fonction du goût de son propriétaire. Chaque bataillon emportait un drapeau national tricolore ( vert "l'espoir", blanc "l'unité" et rouge "le sang des héros" ) avec en son centre un aigle mexicain " caracara" tenant dans son bec un serpent ; des devises comprenant le nom du régiment était situées dessous, et au-dessus de l'aigle la devise "republica mexicana".

Le règlement concernant l'uniforme datait de 1839 avec un correctif établi en 1840 puis 1842. La couleur de chaque régiment variait mais à l'exception du 11éme régiment tous les hommes portaient une veste coupée à la mode française "habit veste" avec basque et retroussis, bleu turquin (une variante de bleu foncé ) et un pantalon de la même couleur, les unités avaient un schéma de couleurs particulier comme suit :

1er régiment : veste bleu turquin (bleu gris foncé) revers de poitrine et passepoils jaunes, col, manches et retroussis rouges.

2ème régiment : veste bleu turquin, revers de poitrine, manches, passepoils et retroussis rouge profond, col bleu ciel,

3ème régiment : veste bleu turquin, revers de poitrine, manches et retroussis cramoisis, col et passepoils bleu ciel.

4ème régiment : veste bleu turquin, revers et retroussis rouge profond, col et manche bleu ciel, passepoils blancs

5ème régiment: veste bleu turquin, col et retroussis rouges profonds, manches et passepoils bleu ciel

6ème régiment : veste bleu turquin, revers blanc, col, retroussis et manches cramoisis

7ème régiment : veste bleu turquin, pas de revers mais encoches de boutons brodées en jaune, col et manche verts, retroussis cramoisis

8ème régiment: veste bleu turquin, revers et retroussis bleu ciel, col, manches et passepoils rouge profond

9ème régiment: veste bleu turquin, manches et revers pourpres, col et retroussis chamois

10ème régiment: veste bleu turquin, manche et revers pourpres, col et retroussis rouge profond, passepoils chamois

11ème régiment: veste blanche, revers, col et manches bleu ciel, retroussis et passepoils rouge profond

12ème régiment: : veste bleu turquin, revers, manches et col chamois, retroussis et passepoils rouge profond

Durant l'été les troupes portaient un pantalon de lin blanc, dans les régions les plus chaudes les unités étaient autorisées à combattre en tenue de campagne entièrement blanche mais la plupart du temps les hommes combattaient dans la tenue réglementaire bleu turquin. Les shakos étaient de style et de formes différents, certains cylindriques de forme tronconique , d'autres d'inspiration française ou encore des bonnets de police, des casquettes américaines ou même des képis français. La compagnie de rifle de chaque régiment semble avoir apprécié la casquette d'inspiration américaine comme représenté sur la planche. Pour différencier les compagnies de grenadier et de rifle les légers avaient un plumet vert et des lacets "sardinetta" sur les manches, les grenadiers n'avaient que le lacet sur la manche. Deux lacets par manche signifiaient une troupe d'élite comme les grenadiers de la garde des pouvoirs suprêmes par exemple.

Cette infanterie valeureuse était particulièrement adaptée à son environnement, les hommes d'extraction paysanne savaient comment supporter le climat rude du désert. Mais les officiers issus de l'élite du pays les traitaient mal et élargissaient le fossé social qui existait et que l'on retrouvait dans tout le pays entre grands propriétaires terriens et ouvriers agricoles. La confiance entre cadres et troupes s'en ressentait ; de plus les officiers supérieurs étaient mal formés et trop souvent incapables.

La logistique de l'armée mexicaine était plus que déficiente et les hommes étaient mal payés, mal nourris mal équipés. L'armement de l'infanterie était dépassé, les mousquets et carabine avaient plus de 30 ans d'âge et étaient capricieux. La poudre pour ces armes étant de mauvaise qualité la portée s'en trouvait amoindrie. Pour tenter de contrer cette baisse de qualité, les soldats augmentaient la dose de poudre dans le canon avec des conséquences parfois néfastes pour le tireur mais surtout une mauvaise visée.

Trop de déficiences et de carences intrinsèques à cette armée mexicaine ont dès le début de la guerre fortement hypothéqué ses chances de victoires contre un adversaire qui disposait de bien plus de moyens et de ressources. La vraie arme du soldat mexicain fut son courage et sa résistance pour la défense de son pays ce qui explique les nombreux sacrifices dont l'infanterie mexicaine fera preuve à de nombreuses occasions.

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Les uniformes de la guerre de 1812

Publié le par Olivier Millet

Les uniformes de la guerre de 1812

Le premier site sur lequel j'ai travaillé qui concerne le conflit anglo-américain de 1812.

Des informations d'ordre historique, les batailles, la guerre navale, les uniformes de la plupart des combattants, des portraits...bref tout ce que j'ai pu trouver pour présenter cette guerre méconnue en Europe et qui a eu un grand impact sur l'histoire des États-Unis mais aussi de toute l’Amérique du Nord.

Des présentations de la tenue des soldats américains, canadiens, anglais et indiens, comment ils se battaient, où et surtout pourquoi.

Vous saurez pourquoi l'hymne américain le " star Spangled Banner " parle de fusées rougeoyantes éclairant le drapeau d'un petit fort près de Baltimore et pourquoi la maison blanche a été brûlée...

Attention l’accueil du site est musical!!

http://history-uniforms.over-blog.com/

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INDEX

Publié le par Olivier Millet

  • UNIFORMES ARMÉE AMÉRICAINE:

l'infanterie américaine : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/l-infanterie-américaine-de-la-guerre-du-mexique

l'artillerie américaine : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/l-artillerie-américaine-de-la-guerre-du-mexique

Le régiment des voltigeurs et riflemen : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-regiment-des-voltigeurs-et-riflemen-à-pied-dans-la-guerre-du-mexique

Le 1ST US dragoons : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-1st-regiment-of-us-dragoon-dans-la-guerre-du-mexique

Les US marines : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/les-marines-dans-la-guerre-du-mexique

Les volontaires du Mississippi : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/les-volontaires-du-mississippi-dans-la-guerre-du-mexique

Les fusiliers montés : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-régiment-des-fusiliers-montés-ou-mounted-riflement

Les volontaires de l'Indiana : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/preview/1d1c6dce45378ba5e8fdb8229d6041803659ebad

Le bataillon Mormon :http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/2013/12/le-bataillon-mormon.html

Le régiment des fusiliers montés : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-r%C3%A9giment-des-fusiliers-mont%C3%A9s-ou-mounted-riflement

  • UNIFORMES ARMÉE MEXICAINE :

l'infanterie mexicaine ( 1 ) : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/l-infanterie-de-ligne-mexicaine-en-1846-1

l'infanterie mexicaine ( 2 ) : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/l-infanterie-de-ligne-mexicaine-2

Bataillon San Patricio : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-bataillon-san-patricio-dans-la-guerre-du-mexiquehttp://

l'artillerie mexicaine :http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/l-artillerie-de-ligne-mexicainehttp://

La cavalerie mexicaine : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/la-cavalerie-mexicaine-1

L'uniforme des officiers généraux : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/l-uniforme-des-officiers-g%C3%A9n%C3%A9raux-mexicains$

Les présidials : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/les-unit%C3%A9s-de-pr%C3%A9sidials

  • DRAPEAUX :

Les drapeaux de l'infanterie américaine : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/les-drapeaux-de-l-us-infantry

Les drapeaux de l'infanterie mexicaine : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-drapeau-d-infanterie-mexicain

  • ARMEMENT :

les armes de l'infanterie américaine ( 1 ) : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/les-armes-de-l-infanterie-américaine-1

les armes de l'infanterie mexicaine ( 1 ) : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/les-armes-d-infanterie-mexicaines

L'armement de la cavalerie mexicaine : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/l-armement-de-la-cavalerie-mexicaine

L'artillerie de ligne mexicaine : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/l-artillerie-de-ligne-mexicaine

  • PORTRAITS :

Le général Zachary Taylor : http://thehallsofmontezuma.over-blog.com/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-zachary-taylor

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