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Articles avec #armement tag

L'armement de la cavalerie mexicaine

Publié le par Olivier Millet

L'armement de la cavalerie mexicaine

Les cavaliers mexicains partirent au combat avec un arsenal comprenant sabres, lances, pistolets et carabines.

La lance équipait le premier peloton de la première compagnie, mais également des unités entières comme les lanciers de Jalisco ou les présidiales des provinces. Il s'agissait le plus souvent du modèle d'inspiration espagnole avec une pointe à double lame et 4 arêtes pour infliger des blessures plus graves, avec ou sans garde. Le fanion qui équipait la lance était de couleur rouge le plus souvent mais des versions tricolores verte, blanc et rouge existaient. Sa fonction était d'effrayer les chevaux adverses en les agitant devant les yeux, ce qui avait pour effet de perturber la monture adverse voire de faire tomber son cavalier. Mais bien entendu la lance était utilisée surtout lors de la charge pour frapper directement le cavalier adverse ou le soldat d'infanterie avant que celui-ci ne l'atteigne avec son sabre ou sa baïonnette. La lance mesurait entre 2.5 et 3 mètres de long et permettait de mettre le cavalier à l’abri des premiers coups. Une blessure par lance était souvent mortelle quand utilisée en charge, l'impact de la pointe étant décuplé par la vitesse et la puissance de la monture. La lance était également très utile pour frapper les hommes au sol . Les experts du maniement de la lance, ce qui prenait un temps d'entraînement considérable, pouvaient même frapper un adversaire derrière eux.

Les sabres de cavalerie étaient de plusieurs modèles, espagnols, anglais, américains. Le régiment de cuirassier de Tulancingo possédait des épées droites ou lattes typiques de la cavalerie lourde qui servent au combat de pointe plutôt que d'estoc.

La carabine de cavalerie était bien souvent la version Paget de la cavalerie anglaise. Cette arme de 120 cm de long environ était de calibre 0.76 à canon lisse. Le système de mise à feu était à platine à silex. Cette arme fut utilisée en grand nombre durant les guerres napoléoniennes. Elle était peu précise mais maniable car très courte en comparaison des autres modèles de la cavalerie anglaise ; de plus son système d'accroche était assez pratique. Des carabines Paget furent fabriquées localement.

Les pistolets étaient également de différents types, des calibres 0.56 et 0.67 à percussion fabriqués localement et les modèles 1802 dragons légers ou dragons lourds d'importation, des armes capricieuses mais surtout très peu précises et qui était utilisées à bout portant ou en guise de massue. Le cavalier leur préférant généralement le sabre qui en outre pouvait parer les coups. Les cavaliers portaient jusqu'à deux pistolets dans les fontes.

D'autres armes plus locales furent utilisées par les cavaliers irréguliers comme les tromblons

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Les armes d'infanterie mexicaines

Publié le par Olivier Millet

Les armes d'infanterie mexicaines

L'absence de production d'armement nationale obligea les autorités du Mexique à se tourner vers l'importation d'armes européennes pour son infanterie comme pour son artillerie.

Le principal fournisseur de fusils ou mousquets de l'infanterie mexicaine fut la grande Bretagne qui au sortir de la guerre avec Napoléon disposait d'un important stock de mousquets désormais inutiles. Ces mousquets étaient du type "Brown Bess" indian pattern d'une conception ancienne, remontant à 1722, mais relativement robuste ce qui convenait parfaitement aux conditions rencontrées sur le terrain mexicain. Ces armes, construites pour équiper les troupes de la compagnies des Indes orientales étaient d'un calibre de 0.75 à âme lisse et dont la précision ne dépassait guère les 100 à 150 mètres. L'indian pattern était une version simplifiée du mousquet Brown Bess Land Pattern, son canon était plus court de 7 cm. En terme général la qualité de cette arme était inférieure à celle du modèle prévu pour l'armée de terre anglaise. A la fin des années 1830, l'Angleterre déclara obsolètes ces mousquets et procéda à leur remplacement au profit d'arme à percussion ce qui laissa un stock important (plus de 400 000 exemplaires) et disponible pour la vente à l'étranger. Le Mexique, par l’intermédiaire de contractuels civils, acheta quantité de ces armes.

D'un poids de 4.39 kg ce mousquet avait une longueur sans baïonnette de 1.40 m. La baïonnette mesurait 43 cm et une fois montée pouvait servir de mire au tireur, le mousquet en étant dépourvu. La mise à feu de l'arme se faisait au moyen d'une platine à silex dont le choc sur une partie métallique opposée, appelée la batterie, provoquait des étincelles qui mettaient le feu à une charge de poudre qui se communiquait via un petit canal percé dans le canon, appelé la lumière, à la charge principale dans le canon. Ce système de mise à feu avait plusieurs inconvénients, il faisait de nombreux ratés, inutile sous la pluie et était peu pratique à charger.

Le Brown Bess équipa une grande partie de l'infanterie de ligne et des miliciens mexicains, mais pour les compagnies d'élite, ce fut une autre arme, également d'origine anglaise, qui fut choisie.

Le fusil Baker ou carabine Baker était une carabine à canon rayée d'une longueur bien plus courte que le Brow Bess, sa conception était par contre bien plus récente et son efficacité fut largement démontrée durant les guerres napoléoniennes. D'un calibre 0.625, d'un poids de 4kg et d'une longueur de 1.16m, la carabine Baker était elle aussi considérée comme obsolète en 1839 dans l'armée anglaise qui l'avait remplacée par une carabine à percussion Brunswick. La carabine Baker était pourvue d'un canon à âme rayée dont les stries donnaient un mouvement tournant à la balle sphérique de plomb améliorant grandement ses capacités balistiques et donc sa portée. Le seul handicap de ce type d'arme était le temps de chargement plus long que le mousquet normal et qui nécessitait de forcer la balle dans le canon grâce à un maillet puis à une baguette rigide, manœuvre pas toujours aisée dans le feu d'un combat. La balle devait être appliquée avec un chiffon calibré et placé bien au milieu du canon ce qui empêchait le chargement initial de cette arme autrement que fusil debout. Ces armes équipèrent les compagnies légères des régiments de ligne.

En plus de ces armes, l'infanterie mexicaine utilisa des pistolets anglais de type dragons lourds et dragons légers modèle 1796 ou 1802 pour ses cavaliers mais aussi pour les officiers. Ces armes à platine à silex étaient peu efficaces et n'étaient utilisées qu'à bout touchant au combat sous peine de rater sa cible. De l'avis général il valait mieux se servir de son sabre plutôt que de ces pistolets.

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Les armes de l'infanterie américaine (1)

Publié le par Olivier Millet

Les armes de l'infanterie américaine (1)

Le soldat d'infanterie américain en 1846 disposait de plusieurs types d'arme pour aller au combat. Le mousquet demeurait son arme principale capable de délivrer un tir précis à 150 mètres et au besoin, avec sa baïonnette, devenir une pique pour le corps à corps.

Ce mousquet avait peu évolué depuis la guerre de 1812, son système de mise à feu était toujours une platine à silex dont les étincelles mettaient le feu à une charge de poudre fine qui transmettait par la lumière (orifice percé dans le canon qui communiquait entre la chambre et le bassinet ) du canon, le feu du tir à la charge principale en poudre noire. Celle- ci était bourrée au fond du canon avec un morceau de papier pour la maintenir et la balle de plomb sphérique. Le canon était lisse et la balle avait donc une portée encore relativement faible et une précision médiocre.

Le système de mise à feu par percussion fut inventé en 1808 par un Français, Jean Lepage mais son développement n'intervint que dans les années 1840. Le système était aisément montable sur une platine à silex car il conservait en partie le même mécanisme. Le chien frappait une capsule de fulminate de mercure qui servait d'amorce et qui enflammait la charge principale. L'arme pouvait donc tirer par temps de pluie et ne souffrait quasiment plus de ratés.

Le Springfield M1816
D'un calibre de 0.69, le mousquet 1816 est une évolution du mousquet 1812 avec quelques améliorations comme un pontet plus court ou une baïonnette plus longue. Construits à Springfield et Harper Ferry, 675000 exemplaires furent produits entre 1816 et 1844 ce qui en fait le mousquet à platine le plus produit de l'histoire des États-Unis. Des modèles 1816 furent améliorés plus tard par la transformation du système de mise à feu à platine à silex en système à percussion. Cette arme fut utilisée durant la guerre du Mexique aussi bien par l'armée régulière que par les unités de volontaires.

Le M1822 est une amélioration du modèle 1816 dont il conserve la forme générale, le calibre et la longueur. Des améliorations concernant la bandoulière furent apportées et comme le modèle 1816, dans les années 1840 certains mousquets furent convertis avec un système de mise à feu à percussion. Son utilisation durant la guerre du Mexique fut égale à celle du M1816. Certains furent plus tard améliorés une dernière fois lors de la guerre civile en rayant le canon pour tirer la balle minié si bien sur l'état du canon, notamment son épaisseur, permettait une telle opération.

Le M1835 est également une version dérivant du M1816, le canon étant légèrement plus long mais d'un calibre identique. Ce mousquet fut un des premiers à être produit en partie par le biais de pièces interchangeable. Une manufacture d'arme pouvait donc produire des pièces qui serait en mesure d'être installées sur un mousquet produit par une autre manufacture. Le mousquet qui bénéficiera pleinement de cette standardisation fut le M1842. Dans les années 1840 1850, les M1835 furent équipés d'un système à percussion et eurent leur canon rayé. Cette arme fut intensivement utilisé durant la guerre du Mexique et plus tard la guerre de sécession.

Le M1842 fut le dernier mousquet à canon lisse produit aux États-Unis, il était également une évolution du M1816 dont il conservait l'aspect général et le calibre. Il fut le premier mousquet à être directement produit avec un système de mise à feu à percussion. Il mesurait 1.47m et pesait 4.5 kg. cette arme fut également la première à être réellement interchangeable en terme de pièces détachées ce qui facilitait grandement l'entretien et la construction de ce mousquet. Sur les 275000 modèles fabriqués certains le furent avec une garniture en laiton plutôt qu'en fer. Son canon était également légèrement plus épais dans le but de rayer son canon plus tard. Comme les modèles précédent il fut utilisé dans la guerre du Mexique et de Sécession.

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