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La cavalerie mexicaine ( 1 )

Publié le par Olivier Millet

La cavalerie mexicaine ( 1 )

En 1846, l'armée mexicaine comportait 9 régiments de cavalerie de ligne, 6 régiments de milice montée, un régiment de cuirassiers, un régiment de hussards de la garde des pouvoirs suprêmes, une unité de fusiliers montés, le régiment des lanciers de Jalisco, le régiment monté léger de Mexico, les Présidios ou "presidiale" de province.

La cavalerie de ligne mexicaine était considérée comme l'élite de l'armée, les lanciers, cuirassiers et autres hussards portaient de magnifiques tenues d'inspiration napoléonienne.

Chaque régiment comportait 4 escadrons de deux compagnies.

L'état-major du régiment comprenait un colonel, un lieutenant-colonel, deux commandants, quatre adjudants-lieutenants, 4 guidons, un aumônier, un chirurgien, un maréchal-ferrant, un clairon-major et deux caporaux-clairons, deux seconds-sergents, deux caporaux officiant comme tailleur et charpentier, trois cavaliers officiant comme maçon, boulanger et maître bottier.

Chaque compagnie comprenait un capitaine, un lieutenant, deux enseignes, un premier sergent, trois seconds sergents, neuf caporaux, deux trompettes et 52 cavaliers.

Bien que tous les cavaliers aient été armés d'un sabre, une arme était très populaire parmi eux : la lance. Cette dernière, vieille comme la guerre à cheval, était une longue pique en bois terminée à une extrémité par une pointe d'acier et une hampe le plus souvent rouge destinée à effrayer les chevaux adverses. Cette arme était utilisée uniquement en charge et pouvait tuer instantanément quand elle était bien maniée et offrait l'avantage de mettre son porteur hors d'atteinte des coups de sabre ennemis comme des soldats au sol. Une fois au corps à corps le lancier devait rapidement se saisir de son sabre ou dans le cas contraire son arme pouvait devenir un handicap contre un cavalier armé d'un sabre, plus maniable à courte distance. Le maniement de la lance pour être correctement effectué demandait un entraînement certain. Cette arme élégante n'avait pas d'équivalent dans l'armée américaine. Les cavaliers irréguliers, les présidiales, les lanciers de Jalisco adoptèrent tout ou partie la lance comme arme de combat principale.

Le premier peloton de la première compagnie de chaque régiment de ligne était également composé de lanciers

Les cavaliers ne dédaignaient pas non plus les pistolets et autres tromblons pour le tir à courte distance. La carabine anglaise "Paget" semble avoir été aussi utilisée.

Les grades de la cavalerie étaient visibles par le type d'épaulette porté :

les colonels et lieutenants-colonels portaient de riches épaulettes argent rigides avec une étoile dorée pour les colonels et sans pour les lieutenants-colonels.

les officiers supérieurs comme les premiers-adjudants ou les capitaines portaient deux épaulettes rigides plus petites, les lieutenants et les sous-lieutenants une épaulette souple avec un passant de la couleur de leur tunique, les sergents des épaulettes vertes et les soldats et caporaux de simples contre-épaulettes vertes sans franges.

Les 9 régiments de ligne ont adopté un uniforme en 1839 qui fut changé une première fois en 1840 puis une seconde en 1841. Les hommes portaient un shako à l'exception du premier régiment qu portait un casque à cimier, les épaulettes sont argent pour les officiers et vertes pour le reste de la troupe. Le numéro du régiment est brodé sur le col des deux côtés et dans le même sens. Le 9ème et le 7éme régiments eurent droit à un ultime changement de leur tenue en 1842 et 1843.

Les lanciers de Jalisco et les cuirassiers de Tulancingo présentés sur la planche seront étudiés ultérieurement avec d'autres unités montées.

cuirassier de Tulancingo, l'inspiration française de sa tenue est indéniable, ce magnifique cavalier rappelle l'un des deux régiments de carabiniers de Napoléon premier qui arborait de superbes cuirasses cuivrées

cuirassier de Tulancingo, l'inspiration française de sa tenue est indéniable, ce magnifique cavalier rappelle l'un des deux régiments de carabiniers de Napoléon premier qui arborait de superbes cuirasses cuivrées

les 6 premiers régiments de ligne dans l'uniforme qu'ils portaient durant la guerre de 1846-1848

les 6 premiers régiments de ligne dans l'uniforme qu'ils portaient durant la guerre de 1846-1848

les 3 derniers régiments de ligne et trois unités de création récente.

les 3 derniers régiments de ligne et trois unités de création récente.

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Les armes d'infanterie mexicaines

Publié le par Olivier Millet

Les armes d'infanterie mexicaines

L'absence de production d'armement nationale obligea les autorités du Mexique à se tourner vers l'importation d'armes européennes pour son infanterie comme pour son artillerie.

Le principal fournisseur de fusils ou mousquets de l'infanterie mexicaine fut la grande Bretagne qui au sortir de la guerre avec Napoléon disposait d'un important stock de mousquets désormais inutiles. Ces mousquets étaient du type "Brown Bess" indian pattern d'une conception ancienne, remontant à 1722, mais relativement robuste ce qui convenait parfaitement aux conditions rencontrées sur le terrain mexicain. Ces armes, construites pour équiper les troupes de la compagnies des Indes orientales étaient d'un calibre de 0.75 à âme lisse et dont la précision ne dépassait guère les 100 à 150 mètres. L'indian pattern était une version simplifiée du mousquet Brown Bess Land Pattern, son canon était plus court de 7 cm. En terme général la qualité de cette arme était inférieure à celle du modèle prévu pour l'armée de terre anglaise. A la fin des années 1830, l'Angleterre déclara obsolètes ces mousquets et procéda à leur remplacement au profit d'arme à percussion ce qui laissa un stock important (plus de 400 000 exemplaires) et disponible pour la vente à l'étranger. Le Mexique, par l’intermédiaire de contractuels civils, acheta quantité de ces armes.

D'un poids de 4.39 kg ce mousquet avait une longueur sans baïonnette de 1.40 m. La baïonnette mesurait 43 cm et une fois montée pouvait servir de mire au tireur, le mousquet en étant dépourvu. La mise à feu de l'arme se faisait au moyen d'une platine à silex dont le choc sur une partie métallique opposée, appelée la batterie, provoquait des étincelles qui mettaient le feu à une charge de poudre qui se communiquait via un petit canal percé dans le canon, appelé la lumière, à la charge principale dans le canon. Ce système de mise à feu avait plusieurs inconvénients, il faisait de nombreux ratés, inutile sous la pluie et était peu pratique à charger.

Le Brown Bess équipa une grande partie de l'infanterie de ligne et des miliciens mexicains, mais pour les compagnies d'élite, ce fut une autre arme, également d'origine anglaise, qui fut choisie.

Le fusil Baker ou carabine Baker était une carabine à canon rayée d'une longueur bien plus courte que le Brow Bess, sa conception était par contre bien plus récente et son efficacité fut largement démontrée durant les guerres napoléoniennes. D'un calibre 0.625, d'un poids de 4kg et d'une longueur de 1.16m, la carabine Baker était elle aussi considérée comme obsolète en 1839 dans l'armée anglaise qui l'avait remplacée par une carabine à percussion Brunswick. La carabine Baker était pourvue d'un canon à âme rayée dont les stries donnaient un mouvement tournant à la balle sphérique de plomb améliorant grandement ses capacités balistiques et donc sa portée. Le seul handicap de ce type d'arme était le temps de chargement plus long que le mousquet normal et qui nécessitait de forcer la balle dans le canon grâce à un maillet puis à une baguette rigide, manœuvre pas toujours aisée dans le feu d'un combat. La balle devait être appliquée avec un chiffon calibré et placé bien au milieu du canon ce qui empêchait le chargement initial de cette arme autrement que fusil debout. Ces armes équipèrent les compagnies légères des régiments de ligne.

En plus de ces armes, l'infanterie mexicaine utilisa des pistolets anglais de type dragons lourds et dragons légers modèle 1796 ou 1802 pour ses cavaliers mais aussi pour les officiers. Ces armes à platine à silex étaient peu efficaces et n'étaient utilisées qu'à bout touchant au combat sous peine de rater sa cible. De l'avis général il valait mieux se servir de son sabre plutôt que de ces pistolets.

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Le régiment des fusiliers montés ou "mounted riflemen"

Publié le par Olivier Millet

Le régiment des fusiliers montés ou "mounted riflemen"

Le régiment des fusiliers montés ou US Regiment of Mounted Riflemen.
Créé en mai 1846 dans le but d'assurer la défense des voies d’approvisionnement de l'Oregon, le régiment comportait 10 compagnies de 64 hommes.
Les officiers de cette unité furent choisis pour leur talent tactique plus que par leur affiliation avec le pouvoir gouvernemental comme cela se pratiquait trop souvent.
La guerre avec le Mexique intervint donc en plein milieu de leur mise en place et avec le besoin urgent en troupes régulières, l'unité fut réorientée vers le sud du pays.
Arrivé à la Nouvelle-Orléans, le régiment fut équipé et monté avant de rejoindre son affectation à Port isabelle afin de rejoindre l'armée d'observation du général Zachary Taylor.
Malheureusement pour le régiment, les montures furent expédiées par bateaux et beaucoup d'entre elles furent perdues lors d'accident. Le reste des chevaux fut transféré au 2nd regiment of Dragoons laissant le régiment de fusiliers montés à pied.
Détaché au profit de l'armée du général Winfield Scott pour les opérations depuis Vera Cruz sur Mexico, le régiment demeurait toujours sans monture bien que des essais furent effectués avec des chevaux locaux inaptes à transporter un cavalier et son harnachement complet ainsi que son armement.
Finalement en mai 1847, deux compagnies (la C et la I ) furent montées et servirent d'escorte à Scott lors de son entrée à Puebla le 28 mai 1847. Le reste du régiment poursuivit ses opérations à pied. Durant les combats qui accompagnèrent la prise de Mexico, le régiment se montra d'une grande bravoure tandis que les deux compagnies à cheval expérimentaient la guerre de guérilla contre les irréguliers mexicains qui menaçaient les axes de communication américains.
L'unité montra encore une grande capacité opérationnelle dans sa lutte contre les guérillas mexicaines.

L'uniforme:
Il est semblable à celui des régiments de dragons avec les exceptions suivantes :
Le pantalon bleu clair est remplacé par un pantalon de la même couleur que la tunique avec une bande noire surlignée des deux côtés par du jaune. Les boutons sont estampillés avec un R, pour rifle, au lieu d'un D, la casquette est ornée d'un aigle doré brodé accompagné de la lettre R en argent.
Les officiers portaient la tunique bleu foncé avec une écharpe de soie cramoisie par-dessous la ceinture de cuir noirci, deux insignes brodés or sur les épaules et les lacets de couleur or le long du col. La casquette était équipée d'un aigle brodé couleur or. Ils étaient armés d'un sabre de cavalerie et d'une paire de pistolets
Les hommes de troupe portaient la même tenue bleu sombre, avec des pattes d'épaule bleues surlignées de jaune, des ceintures et des baudriers en cuir blanchi avec une boucle de ceinture ovale en cuivre. Leur équipement comprenait la musette blanche, une gourde en bois de couleur bleue, un sabre de cavalerie et un mousqueton modèle 1841 de 0.54 de calibre sans baïonnette.
Les sous-officiers portaient les chevrons jaunes brodés sur le bras droit. Lors des derniers mois de la guerre certaines compagnies ou détachements furent équipés de pistolet colt à six coups et simple action.

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Les volontaires du Mississippi dans la guerre du Mexique

Publié le par Olivier Millet

Les volontaires du Mississippi dans la guerre du Mexique

Les volontaires du Mississippi ou "Mississippi rifle", les célèbres habits rouges de l'armée Taylor s'immortalisèrent à la bataille de Buena Vista où, menés par leur chef Jefferson Davis, futur président de la confédération sudiste, ils repoussèrent les Mexicains à un moment critique de la bataille.

Parmi les immigrants américains qui partirent peupler les états mexicains de Californie et du Nouveau-Mexique, se trouvaient de nombreux habitants du sud et en particulier du Mississippi ; il n'est pas étonnant que les représentants de ces états aient largement soutenu le programme expansionniste de Polk pour la présidence de 1844, pas plus qu'il n'était étonnant de voir de nombreux volontaires du Sud partir pour l'armée du Mexique. Le Mississippi dut fournir un régiment de volontaires d'environ 1000 hommes, mais la ferveur populaire dans les états du sud était telle que ce sont presque 17000 hommes qui se présentèrent pour se faire recruter à Vicksburg. Le régiment fut à 10 compagnies, de la compagnie A à K. Les volontaires élurent Jefferson Davis, du conté de Warren, pour être leur colonel. La milice et les volontaires choisissaient par le vote leurs officiers : celà permettait de renforcer l'esprit de corps à défaut d'avoir le meilleur tacticien à la tête du régiment. Davis était membre du Congrès pour le Mississippi et deviendrait plus tard le président de la confédération sudiste lors de la guerre civile. Mais Davis était avant tout un ancien élève de West Point et avait à ce titre servi comme officier dans l'armée américaine.

Dès qu'il prit le commandement de son unité à la Nouvelle-Orléans, il en fit une des meilleures de l'armée par un entraînement quotidien. En outre Davis insista pour que ses hommes soient équipés du nouveau fusil à canon rayé M1841 qui porterait bientôt le nom de Mississippi rifle tant les volontaires furent habiles et efficaces avec cette arme.

Les volontaires rejoignirent l'armée de Taylor à Camarguo, une petite ville située sur le Rio Grande et qui servait de base arrière pour l'armée du général Taylor. Les terribles conditions sanitaires sur place firent que beaucoup d'hommes tombèrent malades et un grand nombre mourut et fut jugé inapte au combat. Néanmoins Taylor et son armée poursuivirent leur avancée vers Monterrey et s'emparèrent de la ville. Les volontaires du Mississippi participèrent activement au combat. Mais les négociations qui s'engagèrent ensuite, discréditèrent Taylor, et son armée fut séparée en deux au profit du général Winfield Scott. Bien que les volontaires du Mississippi furent choisis pour renforcer l'armée de Scott, Taylor insista pour les garder près de lui. Il ne voulait pas perdre certaines de ses meilleures unités surtout en plein territoire ennemi et en sachant qu'il n'avait nullement l'intention de s’arrêter là.

Puis ce fut la bataille de Buena Vista : la ligne américaine submergée était sur le point de flancher, Taylor partit en arrière sécuriser sa voie de communication revint sur la ligne de front avec auprès de lui les habits rouges du Mississippi. Taylor leur ordonna de renforcer la ligne, Davis aurait crié à ses hommes " tenez ferme mes garçons, tenez ferme pour la gloire du vieux Mississippi". Adoptant une formation en V, les volontaires du Mississippi stabilisèrent la ligne américaine vacillante et repoussèrent avec pertes, les troupes mexicaines.

Avec la victoire de Buena Vista s’arrêta la carrière opérationnelle des volontaires du Mississippi. Un mois après la bataille, Mexico capitulait. Les volontaires de Davis firent excellente impression sur Taylor qui avait vu juste en les gardant près de lui. Leur intervention à Buena Vista fut déterminante pour la victoire américaine. Durant toute la guerre, les volontaires du Mississippi déplorèrent 59 morts au combat et 123 autres de maladie ou d'accidents, le taux de perte le plus élevé de toutes les unités de volontaires.

L'uniforme:

En tant que volontaires, les hommes du Mississippi ne furent pas astreints à porter un uniforme réglementaire. Ils choisirent une tunique rouge, un pantalon large blanc. Les hommes portaient un chapeau à bord large pour se protéger du soleil mordant du désert. Leur accoutrement comprenait un baudrier noir, une ceinture de cuir noir à laquelle était accrochée la sacoche à capsule de fulminate pour le fusil M1841. Ils ne possédaient pas de baïonnette mais pour le corps à corps ils avaient le terrible couteau Bowie. Ce couteau de combat, popularisé par le colonel Jim Bowie qui fut tué au siège de Fort Alamo, était très en vogue dans les états du Sud et donnait au soldat une courte mais solide arme de corps à corps, une arme au large tranchant avec une garde épaisse. En tant qu'ancien officier de l'US Army, Davis revêtait un uniforme bleu foncé réglementaire avec casquette M1839, tunique bleu foncé et épée.

deux représentations de la bataille de Buena Vista et de la défense des volontaires du Mississippi. La première, plus récente, représente bien la tenue rouge à chapeau large portée par les volontaires. La deuxième montre les hommes avec la casquette M1839 en lieu et place du chapeau large, par contre les couteaux Bowie et les carabine M1841 sont clairement visibles
deux représentations de la bataille de Buena Vista et de la défense des volontaires du Mississippi. La première, plus récente, représente bien la tenue rouge à chapeau large portée par les volontaires. La deuxième montre les hommes avec la casquette M1839 en lieu et place du chapeau large, par contre les couteaux Bowie et les carabine M1841 sont clairement visibles

deux représentations de la bataille de Buena Vista et de la défense des volontaires du Mississippi. La première, plus récente, représente bien la tenue rouge à chapeau large portée par les volontaires. La deuxième montre les hommes avec la casquette M1839 en lieu et place du chapeau large, par contre les couteaux Bowie et les carabine M1841 sont clairement visibles

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L'artillerie de ligne mexicaine

Publié le par Olivier Millet

L'artillerie de ligne mexicaine

L'arme la plus professionnelle de l'armée était, en règle générale, l'artillerie. Elle nécessitait des officiers et des hommes parfaitement formés pour délivrer des feux précis, ajuster correctement une mèche d'obus explosif, estimer une distance...

Pour l'artillerie mexicaine, la plupart des officiers artilleurs provenaient de divers horizons. Les plus anciens étaient des vétérans des guerres européennes et n'étaient pas natifs du Mexique, les plus jeunes sortaient de l’académie militaire de Mexico à Chapultepec.

Comme l'infanterie, l'artillerie mexicaine possédait un armement ancien et d'origine diverse. La plupart des canons étaient basés sur le système français Gribeauval avec ses doubles flasques typiques mais dont le poids important limitait la mobilité. Son opposante américaine bénéficiait du système à remorque mis au point par les Britanniques et qui augmentait sensiblement les capacités de déplacement des pièces tout en facilitant leur déploiement. Un autre handicap de l'artillerie mexicaine était la qualité de la poudre noire produite localement. Cette dernière était inférieure à celle employée par les Américains et à quantité égale, les capacités des armes mexicaines étaient amoindries par sa mauvaise combustion. La conséquence était que les projectiles envoyés par les canons mexicains tombaient plus court que ceux de leurs adversaires. Augmenter la quantité de poudre offrait l'avantage de rattraper ce retard mais risquait de détruire la pièce. Les soldats d'infanterie qui avaient le même problème augmentaient la charge et tiraient trop haut du fait du recul important.

L'artillerie mexicaine ne bénéficiant pas d'une arme du train, il fallait faire appel à des contractuels civils pour déplacer les pièces et surtout fournir la logistique du parc d'artillerie avec les problèmes que cela sous-entendait.

Les calibres utilisés variaient du 3, 4, 6, 8 ou 12 livres et des obusiers de 7 pouces. Les projectiles utilisés étaient les mêmes que ceux des Américains :

- le boulet plein qui rebondissait sur le terrain et tuait ou mutilait les hommes qu'il frappait.

- le boulet explosif qui était un boulet creux contenant de la poudre et des balles et dont la mèche était allumée au moment du tir. Tout le talent de l'artilleur résidait dans la bonne estimation de la longueur de mèche afin que le boulet explose au-dessus et en avant de sa cible afin de l'arroser avec une pluie de balles.

- le "grapeshot" ou grappe de raisin était un projectile en toile contenant plusieurs étages de petits boulets appelés biscaïens lui donnant un aspect de grappe de raisin. La puissance de ce projectile était suffisante pour tuer plusieurs hommes sur une étendue plus large qu'un boulet classique. Cette arme était plus souvent utilisée en mer que pour le combat au sol.

On confond souvent ce projectile avec la boîte à mitraille qui était un cylindre métallique contenant des balles et dont le fonctionnement s'apparentait à une décharge de chevrotine. A la sortie du canon le cylindre explosait libérant une pluie de balles en gerbe conique. Ce projectile était celui qui tirait le moins loin mais son effet sur l'infanterie à courte portée était terriblement destructeur.

L'artillerie de l'armée régulière mexicaine au déclenchement du conflit comprenait 4 brigades dont une montée à cheval et 5 compagnies de garnison. Un bataillon de sapeurs était rattaché à l'artillerie.

L'artillerie mobile, à cheval, n'était pas aussi mobile que son homologue américaine ce qui était en grande partie dû au fait que le matériel d'artillerie mexicain était d'une conception plus lourde et que le système d'avant-train était du type à pivot central qui le désavantageait face à une artillerie dont les avant-trains sont équipés de crochets pour la remorque.

Présente durant tous les combats importants, l'artillerie mexicaine souffrait certes d'un manque de mobilité mais se comporta honorablement et malgré ses faiblesses intrinsèques, elle sut se faire respecter de ses adversaires qui eurent à subir son feu.

L'uniforme :

l'artilleur mexicain était habillé avec une tunique et un pantalon bleu foncé. Le col rouge était pourvu d'une grenade brodée avec le numéro de la brigade ou de la compagnie. Les manches, les passepoils et les retroussis étaient rouge cramoisi. Les revers de poitrine étaient noirs avec des boutons jaunes pourvus de lacets jaunes. Les contre-épaulettes et épaulettes étaient jaunes (or pour les officiers) et dépourvues de franges.

Les hommes portaient le shako tronconique avec une plaque particulière à l'artillerie (voir planche). Les officiers portaient une tunique bleue sans revers de poitrine ou le manteau bleu foncé. Le shako des officiers était soit du même type que les hommes soit un képi d'origine française introduit en 1845. Les artilleurs à cheval portaient la même tenue avec quelques différences : ils avaient 3 demi-chevrons jaunes sur les avant-bras, le pantalon était du type de celui de la cavalerie.

un canon mexicain sur le site de la bataille de Palo alto, sa couleur et sa forme rapellent fortement les canons américains de la guerre de 1812. Le Mexique, ne possèdant pas d'arsenals pour fabriquer de telles pièces, utilisa des canons européens de provenances diverses mais souvent anciens

un canon mexicain sur le site de la bataille de Palo alto, sa couleur et sa forme rapellent fortement les canons américains de la guerre de 1812. Le Mexique, ne possèdant pas d'arsenals pour fabriquer de telles pièces, utilisa des canons européens de provenances diverses mais souvent anciens

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Site intéressant sur les champs de bataille au Mexique

Publié le par Olivier Millet

Vous découvrirez sur ce site des tas d'explications détaillées sur la topographie de certains champs de bataille mexicains durant plusieurs guerres, et notamment celui de Cerro Gordo. Un travail de géographe qui permet par l'utilisation de photos prises sur place et de superposition de cartes d'époque sur des vues aériennes de replacer précisément la bataille dans son contexte géographique. Un grand bravo pour son auteur qui a réalisé un travail précis et intéressant.

Le site est en espagnol

http://campodemilbatallas.blogspot.mx/

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Les Marines dans la guerre du Mexique

Publié le par Olivier Millet

Les Marines dans la guerre du Mexique

Lors de la déclaration du guerre au Mexique par les États-Unis en mai 1846, le Congrès autorisa la montée en puissance des forces armées et des volontaires. L'US Army passa de 7000 à 15000 hommes, 50000 volontaires furent appelés aux armes et les effectifs de la marine purent passer de 7500 à 10 000 hommes.


Le corps des Marines faisait partie intégrante du commandement naval, cette unité avait combattu depuis sa création dans la guerre d'indépendance, la guerre de 1812, les guerres Séminoles. Cette entité relativement petite passa complètement sous la juridiction de la marine par la loi de 1834. Cette loi stipulait également que le président avait toute autorité pour transférer cette juridiction à l'armée de terre si le besoin s'en faisait ressentir.
A la déclaration de la guerre, les US Marines comprenaient 63 officiers et 1200 hommes répartis sur les navires de l'US Navy ou dans les ports militaires où ils assuraient la surveillance et la protection des infrastructures.
La principale mission des unités de Marines durant la guerre fut le service en tant qu'infanterie embarquée. Cette mission comprenait le combat en mer, la protection du bâtiment et la réalisation des débarquements côtiers. Cette dernière mission fut accomplie particulièrement souvent sur le littoral mexicain afin de s'assurer le contrôle de points importants.

Le Mexique, les Marines en avaient déjà eu un aperçu quand la situation politique tendue entre les États-Unis et le Mexique avait conduit à une opération militaire particulièrement malvenue et réalisée sans consentement aucun du gouvernement américain en 1842.
La flottille du commodore Jones jeta l'ancre devant la capitale de Californie Monterey afin de la capturer. Un détachement de Marines et de marins réalisa l'opération rapidement et sans accrocs. Mais Jones avait agi de son propre chef, persuadé que la situation entre le Mexique et les États-Unis justifiait son acte. Son action reposait sur des rumeurs disant qu'un accord serait sur le point d'intervenir entre le Mexique et le Royaume-Uni visant à céder la Californie aux Anglais ce qui bien sûr était inacceptable pour les Américains qui lorgnaient déjà avidement sur cette région. La mission fut un succès tactique et un fiasco diplomatique embarrassant. Au moins les Marines se frottèrent une première fois à ce terrain acquérant ainsi de l'expérience qui leur serait utile dans les années suivantes.


La Californie, en 1846, allait encore une fois devenir le lieu d'actions militaires de la part des Marines. Avec la proclamation de la république de Californie par des colons américains révoltés et la guerre officialisée le 13 mai 1846, le sort de cette province mexicaine était désormais scellé. Le commodore Sloat, commandant la flotte du Pacifique à l'ancre devant Mazatlan, au Mexique, apprit que la guerre avait été déclarée et que les Américains et les Mexicains s'étaient affrontés déjà deux fois à Palo Alto et Resaca de la Palma. Il leva l'ancre le 8 juin 1846 avec pour instruction de capturer tous les ports et villes importantes de Californie dès l'état de guerre connu. Dès lors il allait utiliser ses détachements embarqués de Marines pour s'emparer de Monterey le 7 juillet 1846 avec 85 marines et 120 marins. Après avoir capturé la ville, les marines effectuèrent quelques missions de contrôle sur place. Puis ce fut le tour de Yerba Buena d'être capturée sans résistance. La petite localité fut laissée avec une garnison de 14 marines pour la surveiller. Le même jour un détachement de Marines rejoignit les colons révoltés de Somona et hissèrent ensemble la bannière étoilée en lieu et place du drapeau à l'ours de la république de Californie.
Le 29 juillet, San Diego fut capturé, ainsi qu'un brick mexicain à l'ancre, par des Marines et des marins et encore une fois un détachement d'une cinquantaine de Marines fut laissé en garnison. Santa Barbara puis San Pedro tombèrent mais les marines ne laissèrent pas de garnison. Le 13 août, ce fut la ville de Los Angeles qui tomba devant une force combinée de volontaires et de Marines. Avec cette dernière ville la plupart des cités importantes de la côte étaient tombées et dès qu'elles furent remplacées par des volontaires, les garnisons de marines rejoignirent leurs navires respectifs. Sauf à Los Angeles où les excès de la garnison déclenchèrent une révolte locale et la petite garnison de Marines fut forcée de négocier son départ de la ville. Les Américains tentèrent une première fois de reprendre la ville par la force avec 300 hommes mais durent se replier devant des rebelles insaisissables. Les garnisons de San Pedro et San Diego connaissaient également des difficultés mais tenaient ferme malgré le harcèlement des rebelles et les vivres qui diminuaient.

A San Diego, les marines et des marins durent prêter assistance aux forces de Kearny qui arrivaient de l'ouest et qui étaient harcelées par des lanciers irréguliers. Les Américains réussirent à forcer le passage et à se regrouper à San Diego. Les forces américaines étaient désormais suffisamment puissantes pour tenter une nouvelle fois de reprendre Los Angeles.

Forces rebelles et américaines se rencontrèrent à San Gabriel, le 8 janvier, et les Marines eurent le dessus grâce à une impétueuse charge à la baïonnette. La dernière rencontre de la campagne Californienne eut lieu à La Mesa où les Américains stoppèrent les fougueuses charges des lanciers californiens puis s'emparèrent de Los Angeles le 10 janvier 1847. Finalement la Californie capitula 6 mois après le débarquement de Monterey.

La côte ouest du Mexique fut le secteur d'opération suivant pour les Marines. Ils capturèrent San José puis La Paz in Baja, San Lucas, Mulege in Baja, La Paz. A Guaymas, la garnison de 600 hommes refusa de se rendre mais après un bombardement naval, ils s’enfuirent laissant la ville aux Américains. Avec l'arrivée de nouvelles unités de l'US Navy, certaines provenant du Japon, les opérations dans la baie de Californie s'intensifièrent ; les marines multiplièrent les débarquements en rencontrant peu ou pas de résistance jusqu’à ce que la nouvelle du traité de paix de Guadalupe-Hidalgo mette un terme aux opérations dans le secteur. Le traité ne mit pas fin aux combats qui perdurèrent presque un an après sa signature.

Les Marines toujours en petit nombre se firent particulièrement remarquer comme troupe d'élite aux capacités amphibies reconnues et en tant que soldats hors pair dans les engagements. Mais ces opérations restèrent dans l'ombre de la campagne menée contre Mexico sur la côte Est du pays par l'armée du général W.Scott.


Le commodore Coner commandait la flottille en charge des opérations sur la côte Est du Mexique. Les marines à son bord furent organisés en bataillon pour agir de concert avec les éléments de l'US Army. Ces éléments capturèrent la petite localité de Burita le 18 mai 1846 et hissèrent les premiers le drapeau américain sur le territoire mexicain. Le nombre de marines opérant dans le golfe du Mexique ne dépassait pas 200 hommes, pourtant ils furent également utilisés pour multiplier les débarquements de la même manière que sur la côte Ouest. Le 25 octobre ils capturèrent Tabasco, le 14 novembre, Tampico et Panuco.
En mars 1847, le Congrès autorisa une augmentation du corps des Marines de 1000 soldats et 12 officiers supplémentaires.


L'opération sur Mexico passait par un débarquement d'importance sur Vera Cruz qui fut effectué le 9 mars 1847 puis s’ensuivit un siège qui s'acheva le 25 mars. Le général Winfield Scott, commandant en chef de l'expédition, par la loi de 1834 prit sous son commandement direct 6 compagnies de marines. Les compagnies A,B,C furent organisées dans le premier bataillon de Marines du Major Twiggs, les compagnies D,E,F dans le second bataillon du Major Dulany. Les deux bataillons sous les ordres du colonel Watson. Des compagnies de réguliers ou de volontaires furent attachées aux bataillons pour les étoffer et leur donner la force d'un régiment. Les 600 marines prévus pour les bataillons ne furent que 300 et un seul bataillon regroupant les 6 compagnies fut organisé.
Durant l'avancée des troupes de Scott vers Mexico, les Marines furent assignés à la protection de l'arrière-garde contre l’incessante guérilla. Gardés en réserve, les marines ne participèrent pratiquement pas aux combats de Contreras et Churubusco mais, arrivés devant la forteresse de Chapultepec, ils allaient enfin passer à l'action. Défendue par 800 hommes, dont 200 cadets, la forteresse fut attaquée par les Américains. Les marines faisaient parti des éléments de choc mais passèrent la majeure partie de la bataille au pied des murs à retourner le feu ennemi et laissèrent les troupes régulières s'emparer du château. D'autres détachements combattirent les Mexicains et s'approchèrent très près de Mexico City, le major Twiggs fut tué au pied des murs. Les marines combattirent bravement autour de la forteresse et tinrent leur position, mais certains entrèrent dans les faubourgs de Mexico, devenant les premiers soldats américains à le faire, avant de recevoir l'ordre de se replier. La bataille gagnée, les marines et la division à laquelle ils appartenaient eurent droit de défiler les premiers dans la capitale mexicaine qui s'était rendue. Le matin du 14 septembre les marines entrèrent à Mexico City et occupèrent le palais du gouvernement appelé aussi les Halles de Montezuma. Avec la chute de Mexico et une opinion publique défavorable, les Américains hâtèrent la fin de la guerre et le président Américain Polk accepta les termes du traité de Guadalupe-Hidalgo. 30 Marines du bataillon de Mexico avaient perdu la vie durant cette courte campagne.

Bien que le deuxième bataillon de Marines fut enfin activé, la fin de la guerre signifiait une baisse des effectifs et un retour à leur mission première : l'infanterie embarquée et la garde aux ports.
Bien que des actions en justice aient entaché la réputation de certains officiers du corps des Marines pour leur conduite à Chapultepec, les Marines se comportèrent efficacement et bravement durant la campagne, 27 officiers furent brevetés pour action d'éclat soit plus que durant la guerre civile. Même si leur nombre étaient relativement faible, leurs actions, notamment sur les côtes, eurent de grands effets et facilitèrent la chute de la Californie.

L'uniforme :

La tenue des Marines était la tunique bleue à col rouge et lacets jaunes. Le pantalon bleu clair était équipé d'une bande bleu foncé. Les baudriers blancs soutenaient la giberne M1839 et la baïonnette. Le shako était le modèle Bell Crown à sommet largement évasé vers l'extérieur. Les manches étaient bleues mais équipées de lacets jaunes surlignés de rouge avec un parement en pointe.

Bien entendu, cette tenue n'était pas très adaptée au difficile climat du Mexique et le corps des Marines adopta une tenue de campagne copiée sur le modèle de l'infanterie de l'US army. La principale différence entre les deux uniformes était l'absence totale de lacets. La tunique courte et le pantalon étaient bleu clair, les boutons étaient en métal jaune, la casquette M1839 était bleue avec une plaque "USM" en métal jaune. Les officiers avaient un insigne brodé sur la casquette représentant une couronne de lauriers entourant un globe et une ancre de marine (symbole du US Marines Corps). Les baudriers blancs soutenaient toujours la giberne et la baïonnette. Un ceinturon blanc complétait l'ensemble

Bien qu'initialement, les Marines devaient être armés du mousquet M1842 à percussion, ils durent se contenter, faute de mieux, du M1816 à platine à silex et sans bandoulière. A l'exception du corps qui accompagna Scott à Mexico qui eut des mousquets normalement équipés mais toujours à platine.

Les sous-officiers se distinguaient des hommes par le port d'une bande bleu foncé surlignée de rouge sur le côté du pantalon et de deux demi-chevrons jaunes sur les avant-bras, une écharpe rouge autour de la taille et une épée droite. Les caporaux avaient un demi-chevron jaune sur les avant-bras.

Les officiers avaient la tunique et le pantalon bleu foncé à simple ou double rangée de boutons, une bande rouge sur le pantalon et une écharpe rouge autour de la taille ainsi qu'une épée. La plaque de baudrier était en cuivre jaune et ovale la plaque de ceinturon était rectangulaire et en cuivre jaune également.

Un très grand merci à Daniel Geisenhof ( Lt-Col USMC ) pour son aide très précieuse, thank you Daniel for your invaluable help in writing this article.

à droite l'entrée des Marines à Mexico, ils furent les premiers à le faire, un honneur dû à leur comportement exemplaire à Chapultepec ( à noter la tenue qui n'est pas l'uniforme de campagne mais la tenue traditionnelle bleue et rouge avec shako bell crown ). A droite un caporal des Marines en tenue de campagne d'après un tableau de Don Troianià droite l'entrée des Marines à Mexico, ils furent les premiers à le faire, un honneur dû à leur comportement exemplaire à Chapultepec ( à noter la tenue qui n'est pas l'uniforme de campagne mais la tenue traditionnelle bleue et rouge avec shako bell crown ). A droite un caporal des Marines en tenue de campagne d'après un tableau de Don Troiani

à droite l'entrée des Marines à Mexico, ils furent les premiers à le faire, un honneur dû à leur comportement exemplaire à Chapultepec ( à noter la tenue qui n'est pas l'uniforme de campagne mais la tenue traditionnelle bleue et rouge avec shako bell crown ). A droite un caporal des Marines en tenue de campagne d'après un tableau de Don Troiani

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Le 1st regiment of US Dragoons dans la guerre du Mexique

Publié le par Olivier Millet

Le 1st regiment of US Dragoons dans la guerre du Mexique

Le 1er régiment de dragons américain fut organisé sur décision du Congrès le 2 mars 1833. En tant que premier régiment de l'arme il fut dénommé "Regiment of US DRAGOONS".

Avec la création de ce régiment, l'US Army retrouvait une unité de cavalerie régulière. Depuis la dissolution des dragons légers après la guerre de 1812, La cavalerie régulière des États-Unis n'existait plus entre 1815 et 1833.

Le 1st Dragoons comportait 8 troops ou escadrons qui comme dans l'infanterie ne comportaient pas de numéro mais des lettres A B C D E F G et H. En mars 1833 à Jefferson Barracks dans le Missouri fut organisé le quartier général du régiment, les escadrons furent organisés dans l'ordre à Nashville, Sacket Harbor, Louisville, Cincinnati, New-York et Jeffersson Barracks. Le dernier escadron fut organisé en mars 1834 soit un an après la création du régiment.

En 1836 un second régiment de dragons fut autorisé et le régiment de US dragoons prit le rang de 1st US Dragoons. Ces unités de cavalerie coûtaient horriblement cher à équiper et entretenir et ce fut la raison pour laquelle le gouvernement américain avait décidé de se passer de leurs services pendant près de 18 ans. Mais les unités montées rendaient aussi d'inestimables services dans un pays en plein essor géographique et démographique. Le contrôle des frontières immenses du pays ne pouvait être confié aux seules unités d'infanterie et de miliciens locaux.

Ce fut donc pour des missions de pacification et de contrôle que le régiment de dragons fut employé à ses débuts. Utilisé dans la région du Missouri, le régiment fut envoyé vers la Floride pour participer à la seconde guerre Seminole.

Lorsque la guerre du Mexique éclata, 4 escadrons ( B, C, G, I ) furent attachés à l'armée de l'Ouest du général Kearny. Deux autres furent attachés à l'armée de Taylor, participant à la bataille de Buena vista, les deux derniers rejoignirent l'armée de Scott dans la campagne de Mexico.

Les escadrons de Kearny participèrent à la prise de Santa Fe, puis une partie d'entre eux se dirigea sur la Californie et combattit à la bataille de San Pascual contre les lanciers irréguliers mexicains et durant laquelle le régiment perdit 17 hommes tués. En Californie les dragons combattirent démontés avec d'autres troupes pour prendre Los Angeles et pacifier le reste de la Californie.

Au Nouveau-Mexique la révolte de Tao éclata, des officiels américains nouvellement mis en place dans la ville de Santa Fe furent massacrés. Deux escadrons du 1st dragoons furent envoyés avec d'autres troupes et écrasèrent la rébellion des indiens Pueblos et des mexicains. L'escadron B fut réorganisé aux États-Unis et renvoyé vers le général Taylor mais tomba dans une embuscade tendue par les indiens Commanches, perdant 11 hommes ; une fois arrivée au Mexique l’unité fut convertie en artilleurs à pied

Les escadrons D, K et F escortèrent les troupes de Scott de Vera Cruz à Mexico et participèrent aux batailles autour de la ville particulièrement à Churubusco. L'escadron F participa quant à lui aux combats de Cero Gordo, Contreras, Molino Del Rey et Chapultepec.

Le régiment a été divisé sur tout le front Mexicain et a participé à beaucoup de combats, le plus souvent démonté. Le combat de San Pascual ayant d’ailleurs démontré les limites des dragons face à des lanciers entraînés ; il est vrai qu'ils étaient montés sur des mules et ne pouvaient se servir que de leur sabre au corps à corps. Les capacités mobiles du régiment ont surtout été utilisées pour sécuriser la ligne d'approvisionnement de Scott et se déplacer rapidement d'un point chaud à un autre. D'une manière générale, les Mexicains, excellents cavaliers, méprisaient les unités montées américaines. La plupart des rencontres entre les deux cavaleries prouvèrent que les cavaliers mexicains, moins bien montés, étaient supérieurs à leurs homologues américains. Mais, une fois mis pied à terre les dragons américains reprenaient l'avantage et devenaient de redoutables combattants. Les Mexicains, en revanche, qui cultivaient le culte de l'élite montée faisaient de piètres combattants une fois leurs cavaliers au sol. Un choc des cultures en quelques sorte où le cavalier représentait le sommet de l'art militaire, une élite pour le Mexique et un moyen efficace de contrôle de zone plus qu'une arme à part entière, quoique la charge de Resaca de la Palma fut exemplaire, pour les Américains.

Après la guerre le régiment reprit son service de contrôle aux frontières avant d’être jeté dans la fournaise de la guerre civile en 1861 en tant que 1st US Cavalry regiment.

L'uniforme:

La tenue de campagne des dragons comportait la tunique courte bleu foncé passepoilée de jaune au niveau du col, de l'attache de poitrine, des poches, des pattes d'épaules et des manches. Le pantalon bleu clair était équipé d'une bande jaune unique pour les cavaliers et double pour les sous-officiers. Les baudriers blancs supportaient la giberne et le mousqueton 1847 ou la carabine Hall 1843 à percussion. La casquette devait comporter une bande jaune mais, seul le second régiment portait cette bande jaune pour se différencier du premier régiment. Le sabre était le modèle M1840 copié sur un sabre de cavalerie légère français de 1822. Ayant une arme à percussion, les hommes portaient sur leur ceinture une petite pochette en cuir noir contenant les cartouche à Fulminate. Les sous-officiers portaient les chevrons jaunes et la ceinture de laine rouge, les officiers portaient la tunique bleu foncé sans ornements jaunes avec des grades d'épaule et l’écharpe rouge autour de la taille. Le guidon montré sur la planche représente le guidon de la première compagnie ou escadron, le régiment emportait également deux étendards plus petits mais de même type type que l'infanterie.

A la fin de la guerre il est possible que le régiment ait adopté des pistolets de type Walker ou M1832/1835 afin d'améliorer la puissance de feu à courte portée particulièrement utile contre les cavaliers irréguliers mexicains.

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Le bataillon San Patricio dans la guerre du Mexique

Publié le par Olivier Millet

Le bataillon San Patricio dans la guerre du Mexique

Le bataillon San Patricio ou Saint-Patrick fut une unité combattant pour le Mexique mais composée entièrement de soldats non mexicains, principalement des déserteurs irlandais de l'US Army d'où le nom du bataillon. Considérés comme des traitres par les Américains, ils étaient au contraire considérés comme des héros par les Mexicains (tout est question de point de vue)


Le Mexique, catholique, proposa aux émigrés américains de confession catholique de rejoindre leurs rangs et leur cause. Les émigrés en provenance d'Irlande, catholiques, qui arrivaient aux États-Unis et qui s'engageaient dans l'US army, étaient souvent victimes de mesures discriminatoires voire de traitements vexatoires de la part de leur encadrement protestant. D'ailleurs aux États-Unis en général, les Irlandais, très nombreux, durent faire face à de tels comportements partout.

De son côté, la propagande mexicaine n’hésita pas à parler de tentative de détruire le catholicisme mexicain de la part des États-Unis afin de cimenter dans la défense de leur foi tous les gens de bonne volonté du Mexique ... ou d'ailleurs. Une certaine portion des déserteurs de l'armée américaine avaient effectivement rejoint les Mexicains pour fuir leurs conditions de vie médiocre au sein de l'US Army à cause de leur foi catholique mal perçue dans un pays à majorité protestante. La désertion était d’ailleurs un problème récurrent dans l'armée américaine. On estime à 14%, soit 2800 hommes, le nombre de déserteurs de l'US army durant toute la guerre.

Les déserteurs américains catholiques irlandais mais aussi ceux provenant d'ailleurs furent amalgamés dans un régiment : le régiment de Saint Patrick, en référence à son chef John Riley, irlandais de souche, ancien soldat de l'armée anglaise qui a déserté l'US army en avril 1846 soit un mois avant la guerre (cette petite différence lui sauvera la vie).


Le premier bataillon vit le combat à Monterrey contre les forces du général Taylor. Engagés en tant qu'unité d'artillerie ils formèrent une batterie sous les ordres de Riley et combattirent farouchement. Ils brisèrent, dit-on, deux assauts américains avant que la bataille ne s'achève sur une défaite mexicaine.

La batterie ayant montré de grandes qualités à Monterrey, ils furent versés dans l'infanterie et formèrent un bataillon à pied d'un effectif avoisinant les 800 hommes (effectif variable selon les sources). Le bataillon combattit à Cerro Gordo où l'armée mexicaine habilement tournée par Scott ne résista pas longtemps et s'enfuit, sauf les San Patricio qui connaissaient leur sort en cas de capture. Ils combattirent jusqu’à être tués ou capturés.

Ils étaient considérés comme des déserteurs et des traîtres par les Américains ; le destin attendu par tout homme du bataillon qui tomberait entre les mains des Américains au combat serait la corde.

Deux bataillons furent organisés en 1847 par Santa Anna, ces deux unités regroupaient 100 hommes chacune. L'unité fut transférée dans le secteur de Mexico à Churubusco. Une compagnie fut affectée à la défense d'un pont, renforcée par une batterie de 5 canons. Les Irlandais combattirent jusqu’à ce que les forces américaines les obligent à se replier en arrière vers un couvent. Les troupes mexicaines qui combattaient avec le bataillon San Patricio, à court de munitions, souhaitaient se rendre, mais les Irlandais, conscients de leur sort en cas de capture, abattirent le drapeau blanc ( ou son porteur ) chaque fois qu'il était hissé par leurs camarades mexicains. Complètement submergés par les Américains, les survivants de la compagnie furent capturés après un combat épique.

72 soldats furent envoyés en cour martiale le 23 août 1847 et condamnés à mort à l'exception de deux d'entre eux pour un motif de procédure et l'autre pour son état de santé mentale. La population de Mexico et des politiques locaux tentèrent de négocier pour sauver ces hommes de la mort et Scott réévalua la sentence de mort. Finalement 30 hommes furent effectivement exécutés. Leur chef, John Riley, ayant rejoint le régiment avant la guerre ne pouvait être pendu pour haute trahison ; il fut fouetté et marqué au fer rouge de la "D".

Cet épisode ne fut pas la fin des San Patricio car Mexico continua sa politique d’accueil des déserteurs et leur intégration dans l'armée mexicaine. Deux compagnies supplémentaires furent levées en 1848 et participèrent à des opérations de surveillance ou de lutte contre la guérilla indienne. Ils furent même impliqués lors des troubles qui éclatèrent à Mexico après la capitulation avant d'être dissous et la plupart de ses membres s'établirent au Mexique, ne pouvant revenir aux États-Unis ou dans leur patrie d'origine.

L'uniforme du régiment semble avoir été la tenue donnée aux gardes nationaux : une veste bleu turquin avec des revers de poitrine rouges ou bleus, le col et les manches rouges passepoilés de jaune. Certaines sources indiquent une tenue entièrement bleue avec liserés rouges comme l'artillerie puisqu'il s'agissait de leur première affectation. D'autres encore une tenue grise. Dans un Mexique désorganisé, le bataillon a certainement dû porter différentes tenues plus ou moins réglementaires en fonction de ce qu'il trouvait.

Le pantalon bleu clair était équipé d'une bande rouge sur le côté. Le shako pouvait être le modèle tronconique. Le drapeau de l'unité pourrait être de couleur verte avec une harpe ailée entourée de "shamrock" et la devise "Erin Go Bragh" "Irlande pour toujours" sur une face et un Saint Patrick avec la devise San Patricio sur l'autre ; le drapeau figuré sur la planche est hypothétique.

L’Amérique n'avait pourtant pas fini d'entendre parler des combattants irlandais. L'un des derniers et plus poignants exemples du courage de ces hommes, exilés loin de leur patrie, aura lieu dans un champ près de Fredericksburg, un certain 13 décembre 1862. Deux brigades irlandaises, l'une habillée en bleu et l'autre habillée en gris, se fusillèrent en agitant leurs drapeaux verts frappés de la harpe gaélique.

Au Mexique, encore aujourd'hui, le bataillon des San Patricio est considéré comme une unité de héros commémorée tous les ans au 12 septembre (date des exécutions des prisonniers irlandais) et le jour de la Saint Patrick.

cette oeuvre de Don Troiani montre l'attaque de Churubusco où s'illustrèrent les hommes du bataillon San Patricio (au premier plan), les hommes portent la tenue bleue de la garde nationale avec le pantalon bleu clair à bande rouge

cette oeuvre de Don Troiani montre l'attaque de Churubusco où s'illustrèrent les hommes du bataillon San Patricio (au premier plan), les hommes portent la tenue bleue de la garde nationale avec le pantalon bleu clair à bande rouge

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L'infanterie de ligne mexicaine (2)

Publié le par Olivier Millet

L'infanterie de ligne mexicaine (2)

La plupart des hommes qui composaient l'infanterie mexicaine étaient d'origine paysanne. Les professions de la classe moyenne, les prêtres, les juristes... étaient exemptées de service. La conscription, qui touchait tous les hommes valides de 18 à 40 ans, impactait essentiellement la population pauvre : les paysans (péon) , les ouvriers... Ces soldats étaient, en outre, méprisés par leurs officiers, issus des classes supérieures, et qui en temps normal côtoyaient ces hommes dans leur plantations, leurs champs, leurs haciendas. La corpulence moyenne de ces hommes était inférieure à celle des Américains et était due au régime mexicain traditionnel à base de maïs plutôt que de viande. Outre le milieu social, défavorisé, il n'était pas rare que les hommes aient des dialectes différents au sein des régiments en fonction de la région ou de la tribu indienne d'où ils venaient, même si les régiments étaient formés dans un district précis depuis la loi sur l'organisation régimentaire de mars 1839.

Cette loi stipulait la provenance pour la formation de chacun des 12 régiments de ligne par l'amalgame d'anciennes unités.

Ainsi par exemple le 4éme régiment avait été formé par les "Activos" la milice de San Luis, le 6éme régiment provenait de Mexico tandis que le 10éme du Yucatan. La solde, quand elle était versée au soldat, lui donnait 20 pesos par mois environ moins le nécessaire pour s'habiller. La paye est différente en fonction du grade bien sûr mais aussi de son corps ou compagnie d'origine, un grenadier touche 26 pesos quand un rifle en perçoit 25 et un simple fusilier 14...

Ci-dessous la liste des régiments, leur nom et leur unité ou lieu de formation d'origine

1er Regt (Morelos) formé par milice de Guadalara

2éme Regt (Hidalgo) formé à Très Villas

3éme Regt (Allende) formé par milice de Querétaro

4éme Regt (guerrero) formé par milice de San Luis Potosi

5éme Regt ( Aldama) formé par milice de Mexico

6éme Regt (Jimenez) formé par force publique de Mexico

7éme Regt (Matamoros) formé par milice de Puebla

8éme Regt (Landero) formé au Yucatan

9éme Regt (Abasolo) formé par milice de Chiapas

10éme Regt (Galeana) formé par milice du Yucatan

11éme Regt (toluca) formé par milice de Mextitlan

12éme Regt (Tlaxcala) formé par milice de Mexico

Si un homme ratait 4 fois l'appel il était considéré comme déserteur ; le taux de désertions était fort à cause des mauvais traitements et des conditions de vie difficiles ou tout simplement parce que la paie ne venait pas. Les punitions variaient en fonction du nombre de fois où le soldat désertait : paye suspendue, prison et engagement forcé de dix ans, 15 ou plus dans des garnisons de plus en plus difficiles. En temps de guerre, déserter avec son arme signifiait la plupart du temps la peine capitale. Les Américains ne furent pas mieux lotis et eurent de nombreux déserteurs, les peines étaient à peu de chose près les mêmes dans les deux camps.

Chaque régiment recevait en outre un uniforme qui lui était propre, bien que la base de la tenue soit la tunique et le pantalon bleu turquin. (voir planche). Le règlement pour la confection et l'ordonnance de ces tenues datait du 10 juillet 1839 modifié en 1840 puis 1842. Bien que le Mexique ne possédât pas de fabriques d'armes il avait tout de même de quoi confectionner des uniformes, mais les aléas de la logistique et les très grandes distances entre les centres de production et le front firent que très rapidement les hommes n'eurent plus que des tenues disparates plus ou moins en accord avec le règlement quand ce n'était pas des haillons. Le manuel d'entraînement fut remplacé en 1835, puis 1843 par un manuel mexicain écrit par un capitaine d'état-major. Enfin en 1844, un lieutenant-colonel adapta le règlement français de Pinette de 1836. Ce règlement ajoutait des formations et manœuvres donnant plus de flexibilité au combattant notamment dans le maniement de la baïonnette au travers de 22 positions basiques. La transmissions des ordres se faisait très souvent par clairon dans l'infanterie en plus des tambours et ce depuis 1825. La sonnerie la plus connue de l'armée mexicaine est "le Deguello" ; il est joué avant la bataille pour avertir l'ennemi qu'aucun quartier ne lui sera fait (tradition héritée des Espagnols qui l'ont eux-mêmes hérité des guerriers Maures).

De manière générale les recrues n'étaient pas très bien formées. Leur armement désuet et leur mauvaise poudre n'arrangeaient rien. Cette poudre utilisée était de mauvaise qualité et les soldats utilisaient des balles avec une charge supérieure à la normale pour contrer la baisse de portée. Au combat cette charge faussait la hausse du tir car les soldats tiraient trop haut à cause du recul supérieur et leurs balles sifflaient au-dessus des têtes de l'ennemi.

L'infanterie était le reflet de l'état déplorable du pays; Ses soldats étaient pauvres et mal équipés mais, Il demeure que, hormis les plus jeunes, ses hommes étaient expérimentés. Le Mexique traversant des phases politiques particulièrement instables et changeant régulièrement de gouvernement, son armée fut impliquée dans de multiples révoltes, soulèvements populaires et même des guerres. Contre le Texas en 1836, tout d'abord, où elle subit une terrible défaite à San Jacinto, puis contre la France en 1838 où elle dut affronter l'armée de Louis Phillippe venu réclamer son dû durant la guerre des "pâtisseries", puis encore une fois l'armée texane dans une guerrilla le long de la frontière où à San Antonio en 1842.

Comme le dira plus tard Ulysse Grant en parlant des soldats mexicains :

"ces hommes ont fait parfois preuve de la plus belle résistance qu'il m'ait été donné de voir chez des soldats "

L'infanterie de ligne mexicaine (2)

Les planches:

Les 11 régiments suivants sont représentés dans le règlement 1840, seul le 11éme régiment a eu un rectificatif en 1842 pour changer sa veste et son pantalon bleu turquin en tunique blanche et pantalon rouge. Le 7éme régiment est le seul à ne pas posséder de revers de poitrine.

Les shakos sont de plusieurs types et ne sont pas propres à un régiment, le modèle le plus courant était le fût tronconique de 7 pouces de haut. Les plaques de shako pouvaient également varier, le plus souvent il s'agissait d'un aigle entouré de lauriers avec le numéro du régiment en-dessous. Le plumet pouvait être un pompon rouge ou vert ou bien un plumet en hauteur plus classique.

Le numéro du régiment était brodé sur le col dans le même sens à droite et a gauche. Les baudriers étaient principalement blancs mais pouvaient être aussi noirs comme ceux de l'infanterie légère. Ces baudriers possédaient ou non une plaque de poitrine sur laquelle la plupart du temps était gravé le numéro du régiment.

Chaque soldat emportait une baïonnette et un petit sabre, une gourde en bois ou en coloquinte, une giberne en cuir noir, blanc ou marron. Le pantalon était blanc en été et bleu le reste de l'année. La tenue blanche était portée dans les zones désertiques et était plus légère. Les capotes pouvaient être grises ou bleues. Les hommes portaient aussi des bonnets de police d'inspiration française, espagnole ou américaine.

Les couleurs pour les ornements étaient : bleu ciel, chamois, cramoisi, rouge profond, blanc et vert. Il ne semble pas que les tambours aient porté une tenue particulière, les compagnies de flanc se distinguaient par le port de lacets supplémentaires sur les manches et parfois des plaques de shako, giberne et ornement de retroussis en forme de grenade ou de cor.

Le Deguello, la sinistre sonnerie mexicaine annonçant à l'ennemi qu'il n y aura pas de prisonniers

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