Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les volontaires de l'Indiana dans la guerre du Mexique

Publié le par Olivier Millet

Les volontaires de l'Indiana dans la guerre du Mexique

On estime à environ 5000 le nombre d'hommes de l'Indiana à avoir participé au conflit dans un régiment de volontaires ou de réguliers. Le président Polk demanda en mai 1846 au gouverneur de l'état de l'Indiana de lever trois régiments de volontaires pour une durée de 12 mois. Les régiments devront être formés à New Albany sous la responsabilité de l'adjudant général Reynolds et du colonel Samuel Churchill. Les différentes compagnies levées dans les comtés de l'Indiana seront amalgamées en régiments en juin 1846 pour former les trois premiers régiments de volontaires. Pour l'armée régulière il est à noter que deux compagnies du 16th US infantry furent recrutées en Indiana ainsi que 3 compagnies des riflemen montés et une du 1st US Dragoon.

Les régiments de volontaires de l’Indiana furent les 1st, 2nd, 3rd, 4th et 5th Regiment Indiana Volunteers infantry. Leur organisation, et toutes les obligations attachées à leur engagement étaient définies par l'acte du Congrès du 13 mai 1846.

Le 1er régiment fut recruté à New Albany le 20 juin 1846

Le 2ème régiment fut levé le 19 juin 1846 à New Albany

Le 3ème régiment fut levé le 25 juin 1846 à New Albany

Ces 3 régiments furent levés pour une durée d'un an

Le 4ème régiment fut levé en juin 1847 à New Albany

Le 5ème régiment fut levé en juin 1847 à New Albany

Devant l'enthousiasme des volontaires et la rapidité mise en œuvre pour former les trois premiers régiments, le président Polk accorda une rémunération mensuelle de 10 dollars par volontaire plus 3.5 dollars pour leur habillement.

Il est vrai que cet état avait répondu à l'appel du président en un temps record, "Well done Indiana" comme l'écrivait le 17 juin 1846 le journal " l'Indiana Sentinel " pour féliciter l'état d'Indiana pour avoir rapidement répondu à l'appel aux armes et fourni le nombre suffisant de volontaires.

Les opérations:

Malheureusement (ou heureusement selon le point de vue) les unités de l'Indiana ne furent pas affectées à des zones de combats particulièrement intenses et virent peu ou pas d'actions de combat. Intégrés à l'armée de Taylor les trois premiers régiments prirent part à des niveaux différents à la bataille de Buena Vista. La plupart des pertes des volontaires de l'Indiana furent le fait des maladies plutôt que des combats. Les 4ème et 5ème régiments arrivant bien après les opérations de combat prirent part à l'occupation des zones de Mexico et à la surveillance de points stratégiques jusqu’à la fin des hostilités.

Le 1er régiment : composé de volontaires originaires du sud de l'état, il était commandé par le Lieutenant-Colonel et futur gouverneur d'Indiana, Henry Smith Lane. Les hommes s'engagèrent pour une période de 12 mois. Affecté à la surveillance des postes avancés et des lignes de communication le régiment participa à peu d'actions de combat. Il fut stationné à l'embouchure du Rio Grande puis transféré à Monterrey en décembre 1846 jusqu’à mai 1847. A la fin de leur période d'engagement la plupart des hommes revinrent en Indiana, une partie d'entre eux s'engagèrent dans le cinquième régiment qui se mettait en place.

Le 2ème régiment : commandé par le Colonel William Bowles et affecté dans la région du Rio Grande, le régiment ne prit pas part à la bataille de Buena Vista. Le régiment fut obligé de retraiter conformément aux ordres de son colonel, un acte qui fit passer ce dernier pour un traître et un lâche au yeux de ses compatriotes d'Indiana. Le régiment eut sa part de disgrâce dans cette affaire mais les lettres de soldats discréditaient uniquement leur chef et non les soldat du régiment. L'unité eut des pertes sensibles lors de ce combat. Il passa le reste de ses 12 mois d'engagement à des missions de surveillance.

Le 3ème régiment : commandé par le Colonel J H Lane, il fut mis sur pied en juin 1846. Le régiment vit plusieurs de ses compagnies comme la compagnie H "les Shelby Rifles" ou la compagnie A "The Monroe Guards" combattre à Buena Vista et subir des pertes. Mais contrairement au second régiment, le 3ème Indiana ne devait pas ternir son nom par une retraite malheureuse et gagna honneur et estime auprès de ses concitoyens par sa tenue courageuse au combat et fut récompensé par un drapeau remis peu après en même temps que le deuxième régiment.

Le 4ème régiment : engagé vers la fin de la guerre, le régiment connut les mêmes missions que le cinquième régiment et ne vit que de petits accrochages contre la guérilla mexicaine sans grandes conséquences.

Le 5ème régiment : composé d'anciens vétérans des autres régiments d'Indiana, il fut mis sur pied avec le 4ème en 1847. Commandé par le Lieutenant-Colonel Henry Smith Lane, ancien chef du 1st Indiana, le régiment fut envoyé à Mexico. Parti de Jefferson ville en Indiana en novembre 1847, le régiment arriva dans la capitale mexicaine en décembre et stationna dans la plaine de Molino Del Rey jusqu'en mai 1848. En juin il partit pour Vera Cruz afin d'embarquer pour l'Indiana. Le régiment ne prit pas part à des combats et fut chargé de l'occupation dans la ville de Mexico. Contrairement aux autres régiments, l'unité fut composée d'au moins douze compagnies ce qui était exceptionnel car un régiment ne totalise que 10 compagnies. Après avoir demandé une autorisation spéciale pour utiliser deux compagnies de flanc supplémentaires, le 5ème régiment fut donc porté à 12 compagnies de combat.

L'uniforme:

Le gouvernement devait fournir armement et accoutrement pour tous les régiments de volontaires mais il était stipulé que ces derniers devaient fournir eux-mêmes leur uniforme.

Chaque compagnie par l'intermédiaire de son capitaine s'habilla selon ses propres critères ce qui engendra au sein d'un même régiment des différences notables dans les tenues même si une certaine cohérence était plus ou moins respectée. Ainsi la compagnie E du 3ème régiment fut habillée de bleu clair quand la compagnie G du 1er régiment adopta un élégant uniforme bleu avec des lacets argent sur la poitrine sur trois rangs de boutons et une bande blanche sur le pantalon.

L'ordre général numéro 6 indiquait que chaque homme devait posséder 2 uniformes, 2 paires de chaussures, un couvre-chef en plus de la casquette forage cap classique, 2 chemises en coton et 2 en flanelle, 2 pantalons etc...

Les 5 régiments dans l'ensemble portèrent la tenue entièrement bleu foncé avec des variations dans le pantalon ou la casquette en fonction des aléas de la campagne. Les hommes avaient une veste à deux rangés de boutons métal blanc, le premier régiment conservait sa tenue a trois rangés avec ou sans lacet ? Les sous officiers portaient la même tenue mais avec des pattes d'épaules à l'exception des sous officiers supérieurs et des officiers qui avaient une veste a une rangée de boutons, la ceinture avec écharpe rouge et les lacets couleur argent. les drapeaux étaient portés par un sous officiers supérieur ou un lieutenant.

A la création du cinquième régiment un semblant d'ordre fut imposé et les hommes durent s'habiller comme l'armée régulière, théoriquement...Dans les faits il apparait que la tenue bleu foncé fut conservée tout au long du conflit. Les chefs de ces unités ne voulant pas faire apparaitre les volontaires comme des soldats réguliers.

Sources et Liens

Bauer Karl Jack "the mexican war 1848"

Katcher Philip OSPREY Men at arms 56 " the mexican american war 1846 1848"

Elting John R military uniforms in america, the years of growth 1796 1851"

Field Ron "Brassey history of uniforms mexican-american war 1846-1848"

Sites

les différents régiments de l'indiana

http://www.indiana.edu/~imaghist/online_content/vcsfrmpst/voices_mxcnwr/completelist.html

un récapitulatif des unités par états de l'US army durant la guerre du Mexique:

http://www.dmwv.org/mwvets/units.htm

Voir les commentaires

Le bataillon Mormon

Publié le par Olivier Millet

Le bataillon Mormon

Cette unité est unique en son genre car son recrutement est basé non pas sur une origine ethnique particulière ou affilié à une localité, mais à une appartenance religieuse, en l’occurrence les membres de l'église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours. Ce fut la seule unité envoyée par l'Iowa. Les Mormons étaient chassés de plusieurs états à cause de leur foi différente par la majorité protestante ou catholique ; le gouverneur du Missouri donna même l'ordre de tuer tous les Mormons vivants sur son état. Cette communauté fuit vers l'ouest après que le temple de leur ville, Nauvoo, fut détruit par la vindicte populaire. Un premier "exode" les conduisit vers l'Iowa aux limites du pays. Le leader de ce groupe Brigham Young encouragea les Mormons à rejoindre le bataillon qui allait être créé afin de rassembler de l'argent pour aider les familles restées en arrière et prouver la loyauté de leur communauté envers les États-Unis.

La création du bataillon

Les membres de cette église, persécutés pour leur foi, recherchèrent l'aide du gouvernement fédéral afin de faciliter leur installation à l'Ouest et Brigham Young avec l'aide d'un officier américain non Mormon, Thomas Kane, obtint une réponse favorable à la condition qu'un bataillon de leur congrégation soit levé pour partir en guerre contre le Mexique. Malgré les persécutions dont ils avaient été l'objet par le passé, les Mormons acceptèrent voyant dans cette acte symbolique la possibilité d'être enfin acceptés dans la nation américaine et levèrent le 16 juillet 1846 un bataillon d'environ 543 hommes qui devint officiellement le 1st Iowa Volunteers regiment. En plus des volontaires, 33 femmes accompagnèrent le bataillon ainsi que 51 enfants. Dans le bataillon certains officiers étaient issus de l'armée et donc n'étaient pas Mormons afin d'améliorer la qualité de l'encadrement.

Le commandant en chef de l'armée de l'ouest, Stephen W Kearny, désigna le capitaine James Allen pour mettre en place 5 compagnies de volontaires recrutés parmi les Mormons aptes au service et âgés de 18 à 45 ans, Allen serait secondé par le leader Mormon du groupe : Brigham Young. Le 16 juillet 1846, 543 hommes répondirent à l'appel. Allen prit le commandement du bataillon avec 3 autres officiers de l'armée régulière. Parti de Little Pony river dans le comté de Bluffs, le bataillon prit la route de Fort Leavenworth le 20 juillet en suivant le cours du Missouri ; deux hommes moururent durant les 180 miles de ce premier périple. Sur place, ils s’équipèrent et reçurent la somme de 42 dollars par homme afin de s'acheter un uniforme. Chaque homme recevait le minimum soit 1 mousquet avec 1 baudrier porte-giberne et sa giberne avec 36 cartouches, une baïonnette et sa ceinture, un nécessaire de nettoyage armement. Les hommes partirent dans leur tenue civile pour la simple raison qu'ils préférèrent donner la somme d'argent allouée pour la fourniture d'un uniforme à leur famille au lieu de s'acheter une tenue militaire.

Une marche épique

Le bataillon quitta tardivement Fort Leavenworth à cause de l'état de santé du chef de bataillon Allen. Le bataillon partit pour Santa Fe, mais, en route, les hommes apprirent la mort de Allen et son remplacement par le lieutenant Andrew Smith, action décidée par un vote au niveau des officiers du bataillon. Durant la marche sur Santa Fe, le bataillon souffrit terriblement de la chaleur du désert, d'un soutien médical et des réserves de nourriture insuffisants. Près de Ingalls, le bataillon traversa le fleuve Arkansas et longea le cours de la rivière Cimarron. Une dizaine d'hommes ainsi que des familles furent renvoyés vers Fort Pueblo en raison de leur état de santé. Finalement le 9 octobre, le bataillon arriva à Santa Fe après un voyage de plus de 1000 miles depuis leur départ du comté de Bluffs. Sur place dans la soirée, les hommes sont salués par une salve d'honneur de la part des troupes américaines déjà présentes et sous le commandement du Colonel Doniphan.


Smith fut remplacé à son poste par le lieutenant colonel Philip st George Cooke. Alarmé par la situation déplorable du bataillon mormon et des conditions très dures qu'il avait dû affronter durant sa marche sur Santa Fe, Cooke autorisa un détachement de 80 malades accompagné des femmes et des enfants à se rendre vers fort Pueblo pour l'hiver 1846 qui arrivait. Ce qui restait du bataillon, soit 397 hommes, quitta Santa Fe le 19 octobre et se dirigea vers la Californie en longeant le Rio grande Del Norte. Le 9, un dernier détachement de 55 malades fut renvoyé sur fort Pueblo. Près de la rivière San Pedro, le convoi fut "attaqué" par des bovins sauvages qui blessèrent deux femmes mais qui fournirent une grande quantité de viande dans ce qui fut appelé "the battle of Bulls". Le bataillon arriva à Tucson sans avoir eu à combattre les forces mexicaines défendant la ville car ces dernières avaient abandonné leur position avant l'arrivée du bataillon.


Le bataillon reprit sa marche, traversa le fleuve Colorado les 9 et 10 janvier et arriva le 29 janvier à la mission de San Diego à environ 5 miles du campement du général Kearny. Le bataillon Mormon avait effectué une marche épique de 1850 miles soit la plus importante marche effectuée par une unité d'infanterie dans l'histoire. Sans avoir combattu contre les Mexicains, le bataillon Mormon s'est distingué par cette marche hors du commun. Il passa le reste de son temps de service à assurer des missions de surveillance dans les garnisons de San Diego, Los Angeles et San Louis Rey. Le 16 juillet le bataillon fut licencié bien que quelques-uns de ses membres se réengagèrent pour 6 mois supplémentaires ; les autres partirent vers le nord, d'autres suivirent Brigham Young et partirent vers l'Utah où ils fondèrent Salt Lake city. L'Utah avait été cédé par le Mexique après la victoire américaine. Cette région désertique est considérée comme la patrie des Mormons et Salt Lake City va très vite prospérer par l'arrivée massive de colons et devenir la capitale du territoire.

Sans aucune influence militaire sur les opérations, le bataillon Mormon permit à cette communauté d'exclus de trouver sa place aux États-Unis grâce au courage et à la détermination d'une centaine de ses membres. La communauté Mormon est très active aujourd'hui aux États-Unis. Elle est la quatrième religion d'obédience chrétienne du pays avec 15 millions de membres, particulièrement à Salt Lake city considéré comme leur capitale.

L'uniforme:

Les hommes du bataillon ayant pour la plupart donné leur argent aux familles restées en arrière, ils ne furent pas habillés avec un uniforme mais gardèrent leur tenue civile. Ils possédaient les baudriers et armements reçus à Fort Leavenworth, certains adoptèrent même la casquette de l'US army. Les officiers de l'US army qui étaient parmi eux eurent un d'uniforme, les autres officiers mormons avaient quelques effets qui les distinguaient des simples soldats comme une veste réglementaire, une casquette et le port de l'épée d'infanterie.

Les hommes portaient la plupart du temps des chemises en lin et coton mieux adaptées à la chaleur du désert que la laine épaisse d'une veste. Les grands chapeaux de paille ou en feutre étaient également mieux adaptés pour protéger des rayons du soleil que la petite casquette M1839 et étaient portés en majorité dans la troupe.

le drapeau du bataillon mormon, une évocation du bataillon Mormon par George Ottinger et le monument dédié au bataillon Mormon dans le parc du Presidio à San Diégole drapeau du bataillon mormon, une évocation du bataillon Mormon par George Ottinger et le monument dédié au bataillon Mormon dans le parc du Presidio à San Diégo
le drapeau du bataillon mormon, une évocation du bataillon Mormon par George Ottinger et le monument dédié au bataillon Mormon dans le parc du Presidio à San Diégo

le drapeau du bataillon mormon, une évocation du bataillon Mormon par George Ottinger et le monument dédié au bataillon Mormon dans le parc du Presidio à San Diégo

Voir les commentaires

Le troisième site est ouvert !!

Publié le par Olivier Millet

Le troisième site est ouvert !!

Enfin je lance mon sujet de prédilection : la guerre de Sécession ce qui clôturera la parenthèse américaine sur le 19ème siècle après la guerre de 1812 et la guerre du Mexique de 1846.

Le principe est désormais connus je ne change pas une formule qui marche, vous trouverez les mêmes éléments dans ce site que sur les autres.

L'ampleur de la tache est par contre énorme le nombre d'uniformes, d'évènements et de matériels est très important.

Ce conflit comme aucun autre dans l'histoire des États-Unis a laissé des traces indélébiles dans l'esprit de chaque américain. Le clivage Nord-Sud qui existait depuis la fondation même des États-Unis à conduit le pays a commettre l'irréparable : le combat entre frères, la division de la nation toute entière et la destruction sur presque tout le territoire. Mais de cet apocalypse qui fera près de 600 000 morts une idée nouvelle en Amérique s'est enfin affirmée, même si il lui faudra encore des décennies pour devenir une réalité dans tout le pays. Cette idée est que chaque homme blanc ou noir peux jouir de la même liberté que déclinait solennellement la constitution et la déclaration d'indépendance en son temps.

Je vais donc tacher de vous présenter les bleus et les gris au travers de leurs uniformes symbole d'oppression pour les uns et de liberté pour les autres. Sans parti pris aucun a travers les tenues des combattants, les batailles, les matériels et armements j'essaierai de faire partager une certaine vision de ce conflit qui vit des hommes déterminés se battre pour leur liberté et le droit de leur pays qu'il soit de Louisiane, du Texas ou de New-York. La guerre de sécession ne doit pas être réduite à une lutte sans merci entre partisans de l'esclavage et abolitionnistes mais entre deux vision de l'Amérique où chaque combattant croyait sincèrement que sa cause valait la peine d'endurer tant de souffrances.

Quand au deux autres sites que vous êtes nombreux a avoir visiter et je vous en remercie ils continueront tranquillement à leur rythme, toute idées ou proposition de planche d'uniformes particulière pour n'importe lequel des trois sites est d'ailleurs la bienvenue.

le lien :

http://civil-war-uniforms.over-blog.com/

Voir les commentaires

l'uniforme des officiers généraux mexicains

Publié le par Olivier Millet

l'uniforme des officiers généraux mexicains

Les généraux mexicains, représentants de l'élite sociale des riches propriétaires ou des favoris politiques du moment, n'ont pas particulièrement brillé durant la guerre du Mexique. La carrière d'officier supérieur apparaît être un moyen comme un autre de renforcer sa position au sein de l'aristocratie mexicaine naissante ou d'asseoir une réputation au sein des élites du pays. La forte imbrication des militaires au sein du pouvoir politique impliquait un système pervers où l'ascension dans la carrière militaire était complètement dévolue aux affinités politiques. Les grades supérieurs s'obtenant par faveur plus que par le mérite, les généraux mexicains brillaient plus dans leur magnifique tenue de gala en soirée que sur le champ de bataille. Contrairement à l'adage faisant de l'armée mexicaine une armée de généraux, on compte néanmoins 160 généraux pour un effectif de 30000 hommes à la fin des années 1830. Bien que cultivés et possédant le raffinement propre à leur origine sociale, la plupart de ces hommes n'ont aucune notion concrète ou théorique du combat tactique à un niveau équivalent à leur fonction ou subalterne d'ailleurs. La formation dispensée à l’académie militaire de Mexico visant surtout à former les officiers des corps techniques comme le génie ou l'artillerie, il n'existe pas d'apprentissage théorique pour le travail d'état-major et les nombreux témoins étrangers signalèrent l'incompétence manifeste de ces officiers supérieurs dans leur aptitude au commandement. A la décharge du Mexique, il n'existe pas beaucoup de pays qui ont pris la mesure de la nécessité d'une formation théorique aux doctrines stratégiques ou tactiques de leurs officiers. La Prusse fut une des premières à la pointe de ce domaine mais seulement à partir de 1850 avec l'académie militaire de Berlin, dont les résultats se feront lourdement sentir en Europe. L'expérience, pensait-on, primait sur la théorie, et l'aptitude à commander une armée ne pouvait s'obtenir que sur le "tas". L'étude des nombreux stratégistes et autres théoriciens militaires, dont le 19ème siècle fut la période la plus prolifique, n'était pas encore à l'ordre du jour.

Au début de la mise en place de l'armée nationale, la plupart des officiers sont des vétérans de l'armée coloniale mais leur corps fut largement étoffé par la suite par une multitude d'hommes propulsés à ces postes de commandement en raison de leur situation sociale et par l'appui des politiciens. Le résultat fut évidemment désastreux puisque la plupart de ces officiers n'entendaient rien au commandement, à l'organisation militaire et à la manière de mener les hommes au combat. L'absence d'un réel état-major empêcha la coordination efficace des différents fronts ou l'élaboration d'une stratégie cohérente. Pire encore, la jalousie entre officiers ou la répercussion dans l'armée des conflits de la vie politique mexicaine causera son lot de problèmes et ajoutera plus de confusion dans cette armée.

Les différentes rébellions indiennes, mexicaines et texanes changeront un peu cet état de fait et grandiront l'expérience de certains d'entre eux. Mais l'épreuve de la guerre contre une autre nation en 1846 montrera au grand jour les faiblesses inhérentes à un système qui néglige l'éducation de ses élites militaires. L'impréparation crasse de l'armée mexicaine en général et de son état-major en particulier ne laissera que peu de chance face à une armée moderne et résolument agressive comme le fut l'US Army. L'affrontement avec les rebelles texans ou mexicains donna l'occasion de faire sortir du rang les chefs les plus capables, même si le népotisme existait toujours dans la nomination des officiers généraux et supérieurs, la qualité augmenta avec le nombre d'affrontements. Mais qu'importe le courage des officiers mexicains ; peu, hormis les étrangers qui vinrent se mettre au service du Mexique au début, maîtrisaient le combat moderne contre une armée classique. Santa Anna qui était un des rares officiers généraux à posséder une expérience importante ne put réellement s'appuyer sur des généraux compétents et surtout capables d'initiative en particulier face à un ennemi qui manquait aussi d'expérience mais qui compensait sa jeunesse par une attitude particulièrement offensive qui ne laisserait que peu de chance à un ennemi par trop statique incapable de suivre le mouvement..

L'uniforme:

La tenue de "gala" des officiers généraux comportait une longue tunique et un pantalon bleu turquin avec aux revers, sur le col, les manches et les basques rouges.

Les revers de poitrine ainsi que le col étaient brodés avec des galons or représentant des branches d'olivier et de laurier entremêlées. Une épaisseur de broderie pour les généraux de brigade et deux pour les généraux de division. Les boutons étaient gravés de l'aigle mexicain. Une ceinture bleue signifiait un général de division, la verte pour le général de brigade. Les ceintures étaient rehaussées d'or et de broderie avec un rang pour les généraux de brigade et deux rangs de broderies pour les généraux de division. Le chapeau était un bicorne surmonté d'un haut plumet aux couleurs nationales avec une cocarde tricolore et un galonnage or de courtes plumes blanches sur le sommet du chapeau. Les épaulettes sont or et très fournies.

La tenue de service est entièrement bleue, sans broderies à motif. le lourd plumet disparaît et seul le col demeure rouge.

Les officiers d'état-major portaient une tenue rouge à revers de poitrine bleus, une ceinture écharpe rouge et un bicorne sans plumet. Les épaulettes étaient toujours composées de franges dorées mais moins fournies que celles des officiers généraux.

la superbe tenue d'apparat du général Juan Morales, le commandant de la garnison de Vera Cruz en 1847. On notera les broderies élaborées en feuilles de laurier et d'olivier

la superbe tenue d'apparat du général Juan Morales, le commandant de la garnison de Vera Cruz en 1847. On notera les broderies élaborées en feuilles de laurier et d'olivier

Voir les commentaires

News!!! le nouveau site c'est pour octobre !!

Publié le par Olivier Millet

News!!! le nouveau site c'est pour octobre !!

Après des mois de travail il arrive!!

Le troisième site de la série history-uniforms portant, vous l'aurez compris, sur la guerre de Sécession sera mis en ligne avec les premiers articles le 1er octobre.

Le lien sera mis à jour sur les sites de la guerre de 1812 et du Mexique.

un petit medley de musiques patriotiques de la guerre civile histoire de se mettre dans l'ambiance !

Voir les commentaires

News

Publié le par Olivier Millet

J'ai rajouté le combat de San Pascual dans la catégorie des pages concernant les batailles.

Le nouveau site progresse bien et sera très prochainement mis en ligne, amateurs de bleu et de gris tenez-vous prêts!!!

Voir les commentaires

Les unités de "Présidials"

Publié le par Olivier Millet

Les unités de "Présidials"

Les unités de Présidials sont les descendants directs des détachements de la gendarmerie coloniale espagnole. Ces unités avaient pour mission la surveillance des frontières et des avant-postes nommés "presidio". En 1846 il existait 34 compagnies de presidial dans l'armée mexicaine, elles sont considérées comme des unités de milice territoriales d'active.

Parmi elles, 8 étaient stationnées à Coahuila, 3 dans le Nouveau-Mexique, six en Californie. L'effectif total de ces cavaliers atteignait 1200 hommes environ.
Ces cavaliers légers armés de lance étaient mal équipés et entraînés pour assurer de véritables missions de combat, ils ont servi d'éclaireur, et ont combattu principalement en Californie mais aussi au nouveau-Mexique et au Texas.


L'uniforme de ces cavaliers était constitué par une tunique courte bleue avec le col, les manches et les revers rouges. Les pantalons sont réglementairement bleus mais pouvaient également être gris avec une bande latérale rouge. Ils avaient adopté un chapeau noir à large bord avec une bande blanche à la base. Les initiales de la province étaient brodées sur le col et parfois écrites sur le baudrier. Les presidial de Californie portaient un uniforme un peu différent : il consistait en une tunique bleue avec le col et les manches verts, des revers de poitrine rouges et un passepoil blanc sur les manches. Le pantalon est bleu foncé avec une bande latérale rouge. En lieu et place du chapeau à large bord, un shako de cavalerie. La tenue de campagne était une tunique bleue à col et manches rouges, un pantalon large de cavalier avec doublure en cuir à l'entre-jambe et gris avec des boutons sur toute la longueur de la bande latérale. Il était porté par-dessus les bottes. Le shako était remplacé par le chapeau classique des presidials.

L'armement de ces unités était la lance avec fanion rouge ou tricolore, l'épée de cavalerie légère, des carabines, pistolets et autres tromblons. Il ne semble pas que ces détachements aient été d'une grande efficacité au combat, ce qui est dû surtout au fait qu'ils étaient mal entraînés à faire face à une armée aussi mobile et puissante que l'armée américaine. Au côté des cavaliers irréguliers, ils firent front pour tenter d'empêcher la Californie de tomber aux mains des "gringos" sans succès. On peut raisonnablement penser qu'il furent plus efficaces dans le renseignement ou dans les actions de harcèlement.

Voir les commentaires

Nouveau site en préparation

Publié le par Olivier Millet

La guerre de 1812 a été largement couverte par le premier site et il devient difficile de trouver suffisamment de sujets nouveaux pour assurer des mises à jour nombreuses c'est pourquoi la cadence a ralenti, quant à la guerre du Mexique le filon risque également de s'épuiser rapidement, cela me laissait une fenêtre pour m'attaquer à un troisième projet qui me tenait particulièrement à cœur.

J'annonce donc un futur et troisième site sur un autre conflit américain, certainement le plus populaire de tous pour un amateur d'histoire, pour les figurinistes et wargamers.

J'ai encore du travail pour étoffer le futur site mais c'est au son de Dixie que j'annoncerai son lancement dans les mois prochains.

Je ne délaisserai pas pour autant les sables du Mexique et continuerai à alimenter le site en nouveautés.

Voir les commentaires

Le général Zachary Taylor

Publié le par Olivier Millet

Le général Zachary Taylor

Taylor est né en 1784 en Virginie, fils d'un planteur, ancien vétéran de la guerre d'indépendance. Taylor et sa famille partirent s’installer dans le Kentucky. Sur place et profitant du boom économique, sa famille développa une plantation et entretint des esclaves pour la cultiver. En 1808, Taylor s'engagea dans l'armée américaine en pleine crise politique avec l'Angleterre suite à l'incident de la frégate USS Chesapeake. Il prit le grade de premier lieutenant dans le 7th US infantry regiment. En 1810 il était capitaine et en 1811, il fut envoyé prendre le commandement de la garnison de fort Knox dans l'Indiana. Sa gestion sur place lui attira les faveurs du gouverneur de l'Indiana, le bouillonnant Harrisson. Les troubles avec les indiens augmentèrent parallèlement avec ceux contre les Anglais et Taylor participa au combat contre les Anglais et leurs alliés indiens. Il participa au combat de Fort Harrisson où une force indienne pro-anglaise fut repoussée par la garnison américaine. Pour ce succès, Taylor reçut le grade de Major et participa en qualité d'adjoint du général en chef à deux expéditions contre les indiens dans l'Illinois et l'Indiana. Il fut responsable de la construction de Fort Johnson mais fut forcé de l'abandonner quelque temps plus tard. En 1814 il quitta brièvement l'armée avant d'y revenir. Lieutenant-colonel en 1819, il construisit Fort Jesup en Louisiane. Taylor par ses missions acquit une expérience certaine dans l'établissement de postes avancés ce qui lui sera utile au début de la guerre du Mexique. Sa vie militaire fut partagée entre différentes garnisons, des commissions réformatrices sur l'armée et la guerre contre les indiens Séminoles. Durant la seconde guerre Séminole en 1837, il battit une force indienne à la bataille du lac Okeechobee ce qui lui valut le brevet de brigadier général et il obtint le commandement de l'ensemble des forces armées de Floride.

Taylor passa l'année suivante à parcourir le pays avec sa famille ce qui lui permit de nouer des relations politiques parmi lesquelles le président Harrisson lui-même, qu'il avait bien connu au début de sa carrière.

Son implication dans les affaires mexicaines débuta dès 1844, quand il fut envoyé en Louisiane pour s'opposer à un éventuel retour en force des Mexicains contre le Texas indépendant. Une fois ce nouvel état intégré à l'union, le président J.Polk, envoya Taylor et son armée de 3000 hommes se positionner dans le secteur contesté entre les Rio Grande et Nueces. Ayant fait de Corpus Christi sa base arrière, Taylor établit un poste sur le Rio Grande en face de la ville mexicaine de Matamoros : Fort Texas. Ce fut le troisième Fort dont Taylor supervisa la construction. Dans les semaines qui suivirent les tensions entre forces américaines et mexicaines aboutirent à l’embuscade du détachement de cavalerie américain mené par le capitaine Thornton et le déclenchement de la guerre du Mexique.

Taylor fut donc en charge de l'armée américaine lors des premières confrontations avec les Mexicains, il dut d'abord faire face à l'offensive sur fort Texas tout en s'occupant de l'acheminement des troupes et des approvisionnements depuis la côte. Il battit les Mexicains aux batailles de Porto Alto et Resaca de la Palma qui permirent de dégager le fort américain et de forcer les troupes mexicaines à la retraite vers le sud. Lancé à leur poursuite il se réorganisa avant d'entreprendre son offensive vers Monterrey. Après de durs combats où l'armée américaine fit connaissance avec le combat urbain, il négocia avec le général Ampudia un armistice qui permit aux Mexicains de se désengager de la région mais en abandonnant la ville aux Américains. Cet accord mit Polk dans une rage folle car il outrepassait les fonctions purement militaires de Taylor. Polk, certainement soucieux d'écarter un futur candidat aux présidentielles, profita de l'occasion pour faire passer Taylor au second plan en accordant la majorité des forces armées au général Winfield Scott l'autre héros américain. Malgré les ordres de rester sur place, Taylor continua son offensive vers le sud avec des forces réduites et affronta une dernière fois les forces mexicaines à la bataille de Buena Vista. Malgré une disproportion de forces de presque deux contre un, Taylor réussit à tenir en échec les forces de Santa Anna et gagna une notoriété énorme. Lors d'un assaut mexicain il ordonna au chef d'une de ses batteries de tirer avec ses canons à double charge selon des termes qui seront repris pour sa future campagne présidentielle. Néanmoins les opérations pour lui et son armée s'arrêtèrent là, le Mexique étant en passe de perdre sa capitale et donc la guerre.

Avec sa stature de héros national, Taylor monopolisa autour de lui des groupes politiques composés aussi bien de Whigs et de démocrates. Malgré son désir de rester indépendant, il fut choisi par le parti whig comme étant le candidat le plus à même de défendre leurs idées pour l'élection présidentielle de 1848. Bien que natif du sud, il était opposé à l'extension de l'esclavage dans les nouveaux états conquis mais ne manifestait pas non plus une totale adhésion envers les idées antiesclavagistes de certains groupes politiques nordistes. il était pour un pouvoir fort du parlement mais pour limiter celui du président en supprimant son droit de veto ; en outre il était contre les mesures protectionnistes et certains droits de douanes. La campagne électorale fut menée de main de maître par le sénateur John Critenden ; Taylor ne s'y impliqua pas totalement refusant même de s'expliquer sur son projet politique ou de faire des rencontres publiques avec l'électorat. Elu, il ne montra pas un grand empressement pour s'intégrer à sa nouvelle vie à Washington, démissionnant même sur le tard de son poste militaire. Son mandat ne laissa pas de souvenir impérissable, il dut gérer l'intégration des nouveaux états fraîchement conquis après la guerre du Mexique et la désignation des droits à l'esclavage ou non pour tous les nouveaux états et territoires ainsi créés. La situation mondiale relativement calme lui a permis de passer son mandat à l'abri de toute crise internationale majeure. Il réalisa conjointement avec les Anglais un canal reliant l'Atlantique au Pacifique au Nicaragua par le traité Clayton Bulwer. Ce fut là son seul vrai succès. D'un point de vue politique intérieur Taylor fut l'homme des compromis et s'appuya souvent sur le Congrès quant à la prise de décision d'importance il eut le mérite de ne pas attiser les tensions qui commençaient sérieusement à apparaitre entre sécessionnistes du Sud et abolitionnistes du Nord.

Taylor ne put terminer son mandat, le 4 juillet 1850 il décéda d'une complication digestive que certains ont attribuée, à tort, à un empoisonnement. son corps fut enterré dans la plantation familiale de Louisville dans le Kentucky.

Taylor ne laissa pas l'empreinte d'un grand président mais certainement celle d'un grand leader militaire de par ses actions durant la guerre du Mexique. Il n'a pas démontré de grands talents de stratège mais une capacité de leader étonnante allant même jusqu’à braver un ordre présidentiel. Particulièrement apprécié de ses soldats, il demeure l'une des plus grandes figures si ce n'est la plus grande figure militaire américaine de la guerre du Mexique.

Le général Zachary Taylor

Voir les commentaires

L'armement de la cavalerie mexicaine

Publié le par Olivier Millet

L'armement de la cavalerie mexicaine

Les cavaliers mexicains partirent au combat avec un arsenal comprenant sabres, lances, pistolets et carabines.

La lance équipait le premier peloton de la première compagnie, mais également des unités entières comme les lanciers de Jalisco ou les présidiales des provinces. Il s'agissait le plus souvent du modèle d'inspiration espagnole avec une pointe à double lame et 4 arêtes pour infliger des blessures plus graves, avec ou sans garde. Le fanion qui équipait la lance était de couleur rouge le plus souvent mais des versions tricolores verte, blanc et rouge existaient. Sa fonction était d'effrayer les chevaux adverses en les agitant devant les yeux, ce qui avait pour effet de perturber la monture adverse voire de faire tomber son cavalier. Mais bien entendu la lance était utilisée surtout lors de la charge pour frapper directement le cavalier adverse ou le soldat d'infanterie avant que celui-ci ne l'atteigne avec son sabre ou sa baïonnette. La lance mesurait entre 2.5 et 3 mètres de long et permettait de mettre le cavalier à l’abri des premiers coups. Une blessure par lance était souvent mortelle quand utilisée en charge, l'impact de la pointe étant décuplé par la vitesse et la puissance de la monture. La lance était également très utile pour frapper les hommes au sol . Les experts du maniement de la lance, ce qui prenait un temps d'entraînement considérable, pouvaient même frapper un adversaire derrière eux.

Les sabres de cavalerie étaient de plusieurs modèles, espagnols, anglais, américains. Le régiment de cuirassier de Tulancingo possédait des épées droites ou lattes typiques de la cavalerie lourde qui servent au combat de pointe plutôt que d'estoc.

La carabine de cavalerie était bien souvent la version Paget de la cavalerie anglaise. Cette arme de 120 cm de long environ était de calibre 0.76 à canon lisse. Le système de mise à feu était à platine à silex. Cette arme fut utilisée en grand nombre durant les guerres napoléoniennes. Elle était peu précise mais maniable car très courte en comparaison des autres modèles de la cavalerie anglaise ; de plus son système d'accroche était assez pratique. Des carabines Paget furent fabriquées localement.

Les pistolets étaient également de différents types, des calibres 0.56 et 0.67 à percussion fabriqués localement et les modèles 1802 dragons légers ou dragons lourds d'importation, des armes capricieuses mais surtout très peu précises et qui était utilisées à bout portant ou en guise de massue. Le cavalier leur préférant généralement le sabre qui en outre pouvait parer les coups. Les cavaliers portaient jusqu'à deux pistolets dans les fontes.

D'autres armes plus locales furent utilisées par les cavaliers irréguliers comme les tromblons

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>